Haïti : les déplacés de Delmas abandonnés à leur sort
Depuis fin février et début mars, une nouvelle vague de déplacements massifs a suivi les affrontements entre les forces de l’ordre et les gangs armés. Une situation qui a contraint les résidents de Delmas 30, Solino, Delmas 32 et 17 à fuir leurs quartiers. Depuis quelque temps, les hommes armés de l’association criminelle « Viv Ansanm » ne cessent de tourmenter ces paisibles citoyens qui ne demandent rien d’autre que de vivre en paix.
Sur les sites de Médecins Sans Frontières et du MTPTC à Delmas 33, le constat est sans appel : la situation sécuritaire et sanitaire des déplacés ne cesse de se dégrader. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime à plus d’un million le nombre de déplacés internes en Haïti, et leur état devient chaque jour plus critique.
Selon les témoignages de ces déracinés, beaucoup ont dû se déplacer plusieurs fois à cause de la violence. Dans la capitale Port-au-Prince, les déplacements ont presque doublé, augmentant de 87 % selon l’OIM. Ces mouvements de population sont alimentés par la violence incessante des gangs, l’effondrement des services essentiels, notamment les soins de santé, et l’aggravation de l’insécurité, explique le secrétaire général du site du MTPTC, qui accueille les déplacés de Delmas 30 et des environs.
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Jocelyn Gerard Coupet
Le contenu de cet article est tres veridique.