Avenue Christophe: des espaces universitaires et institutions scolaires ferment leurs portes
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Les récentes attaques des gangs de Gran Ravin contre le quartier de Carrefour-Feuilles, créent la panique dans de nouveaux quartiers à Port-au-Prince. Des espaces universitaires comme la faculté des Sciences humaines (FASCH), l'Institut d’Etudes et de Recherches Africaines d’Haïti (IERAH), l’Institut National de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) ainsi que des institutions scolaires, se trouvant dans les parages de l’avenue Christophe ont tous été contraints de fermer leurs portes.
Le Professeur Josué Louis, ancien vice-recteur à l'INAGHEI affirme que malgré les diverses tentatives du rectorat pour faire fonctionner cet espace universitaire, désormais les cours en présentiel ont été mis en veilleuse. « Demander aux apprenants et aux étudiants de venir dans l’espace serait un acte suicidaire. On attend que les conditions politiques et sécuritaires soient réunies pour qu’on puisse redémarrer avec les cours. Pour l’instant on ne fait que constater une Universite d’Etat d’Haiti qui est dépourvu d’espace. l’INAGHEI, la FASCH, l’IERAH qui essayait de tenir n’arrive pas a tenir le coup suite aux récentes attaques des gangs a Carrefour-feuilles», ajoute t-il.
Dans une note adressée à la communauté estudiantine de ladite institution, la Faculté des Sciences Humaines (FASCH), située à l’avenue Christophe a annoncé la suspension de toutes ces activités administratives et académiques jusqu’au 31 mars 2025, au cas ou il y a une amélioration de la situation sécuritaire. Selon le professeur Josué, la détérioration du climat sécuritaire au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince traduit en général, l'irresponsabilité des acteurs haïtiens. « C’est un pays en destruction, dirigeants ne sont pas à la hauteur de leurs tâches. Pour l’instant, c’est clair, on a besoin d’une assistance politique internationale et sociale. C’est un pays, un espace qu’on devrait mettre sous protectorat qu’on le veut ou pas,» a lancé d’un ton triste, le professeur des relations internationales à l'INAGHEI.
Ces dernières semaines, le Centre-Ville de Port-au-Prince est transformé en un véritable zone de guerre. Les hommes armés de la coalition Viv Ansanm ont intensifié leurs attaques contre le quartier de Carrefour-feuilles. C’est la panique totale au sein de la population civile. Dans les zones avoisinantes comme Turgeau, Pacot, des citoyens ont dû fuir leurs domiciles pour sauver leurs vies contre les balles des bandits. L’institution Sacré-Coeur de Turgeau a aussi pris la décision de fermer ses portes. pareilles pour des institutions publiques et privées, situées dans la zone métropolitaine, qui cherchent désormais de nouveaux espaces soit à Pétion-Ville ou à Delmas, dans l’objectif de poursuivre leurs activités.
En effet, depuis plusieurs années, le système éducatif est fragilisé en Haïti en raison de la crise sécuritaire. Plusieurs universités et établissements scolaires du pays ont procédé au numérique pour dispenser les cours mais les défis économiques et structurels constituent de très grands obstacles dans le mode d’apprentissage des apprenants. Sans un climat de paix et de stabilité, il n’ y a aucun espoir pour la jeunesse haïtienne, a conclu le professeur Josué.
Oberde Charles
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