Haïti et la République dominicaine : Un mur toujours plus long, une frontière toujours plus fermée
La politique migratoire dominicaine se durcit encore. Le président dominicain Luis Abinader a lancé, le 20 février, la construction d’un mur de plus de 160 km à la frontière avec Haïti. Le chef d'État justifie ce projet par la nécessité de «contrôler» l’immigration clandestine et le crime organisé. Selon lui, cette barrière «bénéficiera aux deux pays» en facilitant la régulation des flux migratoires et la lutte contre «les mafias de trafic d'êtres humains, le trafic de drogue et les ventes illégales d'armes», a appris le quotidien Le National à travers un papier du quotidien guadeloupéen, FranceTVInfo.
La République dominicaine a annoncé lundi l’extension de son mur frontalier avec Haïti de 10 à 12 kilomètres supplémentaires, portant ainsi sa longueur totale prévue à 176 kilomètres. Le président Luis Abinader a justifié cette décision en évoquant l’efficacité du tronçon de 34 kilomètres déjà construit à Dajabón, qui aurait permis de réduire «d’environ 80% les vols, tant de bétail que de moteurs et de véhicules, dans cette région». Un appel d’offres sera lancé pour cette nouvelle extension, financée sur plusieurs exercices budgétaires, avec une partie de fonds alloués dès cette année et le reste prévu pour 2026.
Construction d'une barrière frontalière
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