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Droit de teinte: Rénald Lubérice désapprouve le communiqué de la Primature

Droit de teinte: Rénald Lubérice désapprouve le communiqué de la Primature

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Le secrétaire général du Conseil des ministres, Renald Lubérice, croit que le communiqué de la Primature relatif à l’interdiction de circuler dans des véhicules aux vitres teintées ne peut pas révoquer le droit de teinte inscrit dans la Loi des finances en cours. Pour lui, un communiqué du chef du gouvernement ne saurait modifier ou suspendre une loi ou un décret.

Le secrétaire général du Conseil des ministres, Rénald Lubérice, s’en prend au communiqué du chef du gouvernement Joseph Jouthe. L’éminence grise du pouvoir, depuis tantôt 10 ans, a indiqué que la modification ou la suspension d’une loi ou d’un décret n’est pas possible avec un communiqué. Il appelle la population à esquiver la duperie.

Pour Rénald Lubérice, à l’heure actuelle, en absence du Parlement, une seule instance a le pouvoir de prendre un décret pour casser effectivement le droit de teinte. Il s’agit du Conseil des ministres. Cependant, la décision du Premier ministre de prendre des mesures contre l’insécurité, dont la suspension du droit de teinte, a été faite en Conseil de gouvernement. Le secrétaire général du Conseil des ministres a expliqué qu’il n’est pas concerné par les rencontres du Conseil de gouvernement.

À en croire M. Lubérice, le Conseil des ministres, présidé par le président de la République, est la plus haute instance décisionnelle du pays. Dans le cas du droit de teinte inséré dans l’article 10 de la Loi des finances 2020-2021, il a souligné que seul le Conseil des ministres peut prendre la décision d’abroger cette disposition. « Aucune autre instance ne peut le faire », a argumenté Rénald Lubérice. Toutefois, il croit que le chef du gouvernement peut porter cette décision au Conseil des ministres pour les suites nécessaires.

Eu égard aux échauffourées que la décision risque de provoquer entre les agents de la Police nationale et des citoyens, le secrétaire général du Conseil des ministres invite l’institution policière à respecter les normes. Entre la loi et le communiqué, la PNH doit faire son choix, précise M. Lubérice.

Entre autres, l’ancien conseiller du président Joseph Michel Martelly invite le chef du gouvernement à revoir ses stratégies sur le plan sécuritaire. Rénald Lubérice demande au chef de la Primature d’obtenir, au préalable, une large concertation sur les mesures à prendre en ce sens. Il préconise plutôt des opérations pour déloger les bandits dans leurs zones de confort.

Un signe de division au sein du pouvoir en place ?

Alors que le communiqué du chef du gouvernement est rentré en vigueur depuis le samedi 6 mars, le secrétaire général du Conseil des ministres est intervenu dans la presse, ce le lundi 8 mars, pour critiquer ouvertement cette décision.

Toutefois, le secrétaire général du Conseil des ministres, au centre du premier cercle des conseillers de la Présidence, est réputé très influent. Ce n’est pas la première fois qu’il porte l’estocade à chaque fois que le Palais national ne peut pas s’entendre avec la Primature ou d’autres institutions du pays.

Woovins St Phard

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