Le RNDDH dénonce la détresse des déplacés internes en Haïti
À l’occasion de la 15e commémoration du séisme dévastateur du 12 janvier 2010, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) alerte sur la situation critique des déplacés internes en Haïti. Un rapport publié le 11 janvier 2025, issu d’une enquête menée dans 59 des 117 sites d’accueil des départements de l’Ouest et de l’Artibonite, souligne des conditions de vie précaires et une gestion étatique largement insuffisante.
Si les sites d’accueil avaient initialement été établis pour les victimes du séisme, 95 % des déplacés qui s’y trouvent aujourd’hui y vivent en raison de la violence des gangs armés, principalement regroupés sous la fédération de Viv Ansanm . Ces violences ont atteint un niveau alarmant ces deux dernières années, avec 54 % des sites créés en 2024 et 27 % en 2023. Les camps d’accueil ne sont plus ce qu’ils étaient, 39 % des sites se trouvent dans des établissements scolaires, 34 % sur des terrains vagues et 27 % dans des espaces variés, comme des églises, des institutions étatiques ou encore des orphelinats et des centres de santé. « Aucun de ces lieux n’était conçu pour recevoir une population déplacée, ce qui aggrave les conditions de vie des personnes hébergées. », rappelle le RNDDH.
Suivant le rapport du RNDDH, l’insalubrité est omniprésente dans la majorité des sites. 21 % des camps ne bénéficient d’aucun nettoyage, tandis que seuls 5 % sont pris en charge par l’État et 20 % par des organisations privées ou non gouvernementales. « Le reste est laissé aux soins des comités de camps, des propriétaires d’espaces ou des déplacés eux-mêmes. La collecte des détritus est irrégulière. Seuls 20 % des sites voient leurs déchets ramassés quotidiennement, contre 19 % où cela se fait de manière hebdomadaire, 3 % tous les 15 jours et 17 % de façon sporadique. Dans 29 % des sites, il n’existe pas de toilettes, et lorsque ces installations sont présentes, elles sont souvent sales et nauséabondes.
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.