Des responsables de partis politiques réagissent quant à l'organisation des élections en 2025
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Le renforcement des institutions étatiques, qui doit passer par l’organisation des élections demeure un grand défi pour le gouvernement actuel. Les conseillers présidentiels de transition et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé n’ont pas encore inspiré confiance à la population haïtienne ainsi qu'à des acteurs de la classe politique pour pouvoir espérer une année 2025, surtout décisive pour le pays en matière politique.
Jean Rony Alexandre, porte-parole du parti RASANBLE, membre de Compromis Historique indique qu’il est impossible de parler de l'organisation des élections sans l’instauration d’un climat sécuritaire stable. Parallèlement, il souligne que cette équipe gouvernementale doit faire des efforts pour respecter les grands chantiers prévus dans l’accord du 3 avril 2024 afin de respecter la date d'échéance du 7 février 2026 qui mettra fin au mandat des conseillers présidentiels de la transition. « Au sein du parti RASANBLE, on croit qu’il faut des réformes au niveau de la constitution haïtienne en vue d’une harmonisation sociale , d’un changement profond au niveau de l’Etat pour combattre la corruption, assurer la bonne gouvernance et la continuité de l’Etat. Nous encourageons en ce sens la cohésion sociale. Malgré la crise que traverse le pays, je crois qu’il faut mettre le cap sur l’organisation des élections et trouver une entente entre les forces politiques de la nation pour discuter autour de certains points liés à la constitution de 1987 amendée, concernant la durée de mandat des élus pour harmoniser le temps électoral et le temps constitutionnel. Tous les élus doivent avoir un temps qui ne nuit pas à leur mandat,» a lancé M. Alexandre.
De son côté, Blehus Robenson, secrétaire général de la Plateforme politique «Chimen Delivrans Ayiti», affirme qu’il y a un manque de volonté de la part du gouvernement et des autres acteurs concernés pour enrayer la crise haïtienne. «
La situation est alarmante. Le bilan du Conseil présidentiel de la transition (CPT) est désastreux. Il faut une prise de conscience collective de la part des dirigeants haïtiens. Malheureusement au niveau de l’Etat, c’est la lutte pour le pouvoir qui est la pratique des responsables politiques au plus haut sommet de l’Etat. Sans un recul sur les ambitions personnelles, on est pessimiste quant à l'organisation des élections. Depuis l’assassinat du feu président Jovenel Moise, il y a une violation totale de la constitution ou les acteurs en question ne se sont jamais référés à la constitution pour résoudre les vrais problèmes du pays», dit-il.
Pour Blehus, l’organisation des élections reste pour une énième fois incertaine cette nouvelle année. En ce sens, il se dit inquiet déjà pour la réussite de ce gouvernement, qui a davantage conduit le pays dans le chaos, à travers une remontée assez considérable de l'insécurité dans plusieurs quartiers de la capitale. Il croit aussi que cette transition peut mener à une autre transition encore pire que celle-ci, si à travers les alternatives, on n’envisage pas la nomination d’un juge à la Cour de cassation pour diriger le pays de concert avec un Premier ministre choisi en concertation avec les différentes couches de la société. Comme recommandations, le leader de la Plateforme Politique «Chimen Delivrans Ayiti» appelle à un processus de réconciliation nationale pour pouvoir conduire le pays a sa souveraineté et doter le pays d’une autre alternative afin de restaurer l’Etat et prôner la bonne gouvernance.
Jean Rony Alexandre, a pour sa part lancé un appel à l'unité, à la stabilité et encourage tous les acteurs à se mettre ensemble pour sortir le pays de la crise multidimensionnelle. «Aujourd'hui, plus que jamais nous devons organiser des élections libres, honnêtes et crédibles afin de transmettre le pouvoir a des élus, en date du 7 février 2026», a t-il fait savoir. Ainsi, le responsable du parti RASANBLE se dit ouvert à tout compromis qui peut aider le pays et contribuer à l'amélioration des conditions de vie de la population haïtienne qui fait face ces dernières années, à des situations de troubles et de violences à plusieurs niveaux.
Oberde Charles
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