Lettre ouverte de la Direction politique de l’opposition à la DCPJ
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La Direction politique de l’opposition démocratique (DIRPOD) annonce avoir adressé une lettre ouverte au directeur de la Police judiciaire, Fréderic Leconte. Dans la lettre, ces leaders de l’opposition dénoncent l’insécurité et font un rappel de la mission de la Police judiciaire dans la lutte contre ce phénomène.
La présidente de la Fusion des sociaux-démocrates haïtiens, Edmonde Supplice Beauzile, à travers cette lettre portée à l’attention du directeur de la DCPJ, Fréderic Leconte, a relaté quelques faits. Elle est revenue sur l’assassinat du docteur Ernst Pady, spécialiste en pédiatrie, à proximité de sa clinique. Mme Beauzile a continué en rappelant au responsable de la DCPJ que le vendredi 5 mars 2021, alors que l’homme d'affaires Jean Marc Condestin recouvrait sa liberté, son fils, Jean Baptiste Condestin, chargé de remettre le montant négocié, a été retenu par les mêmes ravisseurs. Ce même jour, un bus transportant des passagers en direction de la commune de Carrefour a été détourné par des bandits.
Toujours le 5 mars 2021, les nommés Joseph Mathieu et Peterson, alias Pepet, sont arrêtés par les agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Bureau fédéral d’investigation (FBI). Ces individus sont impliqués dans une dizaine de cas de kidnapping et dans l’enlèvement de deux ressortissants américains. Au non de la DIRPOD, Edmonde Supplice Beauzile a fait état d’un tableau lugubre et réducteur des actes de violation des droits de la personne et lance un appel à la responsabilité. Selon elle, la société haïtienne vit avec grande inquiétude l’augmentation en série des cas d’enlèvements contre rançon et assassinats.
En effet, selon la DIRPOD, pas un jour sans un cas de kidnapping. Toutes les catégories sociales sont frappées : enfants, adultes, pasteurs, prêtres, religieux et ressortissants étrangers. La responsable de la fusion regrette qu’en plus d’être un phénomène criminel et barbare, il occasionne des dommages économiques, physiques et psychologiques sur toutes les victimes. En ce sens, elle invite le directeur Frédéric Leconte à se débarrasser des contraintes extérieures qui entravent l’exercice de sa mission telle que définie par la loi et du coup livrer une bataille sans merci aux bandits qui empoisonnent la vie de la population. D’après elle, une société qui ne réagit pas contre les voies de fait porte en elle les ferments de sa propre destruction. L'État a la responsabilité de l’ordre public, dit-elle.
Gérard Hirsh Resil
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