Haïti - Insécurité
Deux journalistes et un policier tués lors d'une tentative de réouverture de l’HUEH
La presse haïtienne et la Police nationale continuent de payer les frais de l'insécurité galopante. Au moins trois personnes, dont un agent des forces de l'ordre et deux journalistes, ont été lâchement assassinées et plusieurs autres blessées par des bandits armés, lors de la tentative de réouverture de l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti, le mardi 24 décembre dernier.
Ce drame, survenu à la veille de la célébration de la nativité en Haïti, a suscité beaucoup d'émoi du côté des autorités locales, des organismes internationaux, des associations de journalistes et des organisations de défense des droits humains. En réaction à cette tragédie, le gouvernement a limogé le ministre de la Santé publique et de la Population, Dr Duckenson Lorthé Blema, et a confié le portefeuille du ministère au ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pelissier, en attendant de désigner son remplaçant.
En effet, les réactions fusent après cette attaque qui a causé la mort des journalistes Mackendy Nathoux et Jimmy Jean ainsi que du policier Daniel Renaud, et d'une dizaine de blessés, dont 7 travailleurs de la presse. Le président du Conseil présidentiel de transition, Leslie Voltaire, a qualifié ces assassinats d'inacceptables. Il a promis de traquer les auteurs de cet acte criminel, tout en exprimant ses profondes sympathies à la famille et aux proches des victimes.
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