Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Actualité

Plus de 40 000 déplacés en 10 jours face à la flambée de violences, déplore l'OIM

Plus de 40 000 déplacés en 10 jours  face à la flambée de violences, déplore l'OIM

Écouter l'article

Selon un rapport publié par l’Organisation internationale pour la migration (OIM), 40 965 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile à Port-au-Prince entre 11 et 20 novembre en raison de la recrudescence des violences perpétrées par des gangs armés.

Ce mouvement de population, le plus important depuis janvier 2023, a conduit à la création de 19 nouveaux camps pour héberger les déplacés. Plus de 90 % des victimes de ce déplacement massif se trouvent désormais dans 23 camps installés à la hâte dans des conditions précaires, révèle l’organisation internationale pour la migration.

« Ces familles, souvent déplacées pour la deuxième ou troisième fois, font face à une absence quasi totale de services essentiels. L’accès à l’eau potable, à la nourriture, aux soins de santé et à des infrastructures sanitaires est extrêmement limité. Cette situation aggrave davantage une crise humanitaire déjà alarmante, touchant aujourd’hui plus de 700 000 personnes dans tout le pays. », dénonce ladite organisation humanitaire.

Grégoire Goodstein, chef de l’OIM en Haïti, a qualifié l’ampleur de ce déplacement de sans précédent depuis le début de leur réponse humanitaire en 2022. Il a également salué le dévouement des équipes sur le terrain malgré les risques sécuritaires considérables. En outre, il a fait savoir que cette crise défie la communauté internationale. « Cette crise n’est pas qu’un défi humanitaire. C’est un test pour notre responsabilité collective », a-t-il dit dans un communiqué, soulignant les difficultés logistiques et sécuritaires auxquelles font face les équipes onusiennes.

Soulignons que cette vague de violence est principalement alimentée par le gang Viv Ansanm qui intensifie ses activités dans la capitale et ses environs, plongeant le pays dans une instabilité politique chronique. « Haïti voit sa sécurité s’effondrer sous le contrôle croissant de groupes armés causant ainsi de meurtres, d’enlèvements et de violences sexuelles généralisées. »

Malgré les efforts de l’OIM et de ses partenaires pour intensifier l’aide humanitaire ces derniers jours, les besoins dépassent largement les capacités disponibles, informe l'organisation. Elle dit mettre en priorité l’approvisionnement en eau, l’assainissement, les soins de santé, le soutien psychosocial, ainsi que la distribution de produits essentiels aux déplacés. Face à l’escalade de la violence et à l’urgence humanitaire, l’OIM appelle la communauté internationale à renforcer son soutien pour répondre aux besoins croissants des déplacés et pour garantir leur sécurité.

 

Vladimir Predvil

 

 

 

 

 

 

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Actualité

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre