Quatre ans de prison pour un inspecteur de la DGI, l’ULCC appelle à intensifier la lutte contre la corruption
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Le tribunal criminel de la juridiction de Hinche, siégeant sans assistance de jury, a condamné, le 19 novembre 2024, Roudel Ducherne, inspecteur au bureau de la Direction générale des impôts (DGI) à Hinche, pour détournement de biens publics, à quatre ans de prison.
Ce jugement résulte d’une enquête menée par l’ULCC, laquelle avait conduit à l’arrestation de l’inspecteur Ducherne, pris en flagrant délit, rappelle l’institution dans un communiqué publié lundi 25 novembre 2024, annonçant les faits.
Selon le verdict, l’accusé passera 4 ans d’emprisonnement ferme pour cet acte de corruption prévu et réprimé par les dispositions de l’article 5.4 de la loi du 12 mars 2014 portant prévention et répression de la corruption.
L’ULCC regrette que cette condamnation, qui intervient près de dix (10) ans après celle prononcée contre l’ancien Directeur Général de l’Office d’Assurance Véhicule Contre-Tiers (OAVCT), Edric Léandre, en date du 10 décembre 2015, soit seulement la deuxième depuis vingt (20) ans.
Il est donc plus que nécessaire de s’engager dans le combat contre ce fléau qui ne doit pas seulement reposer sur les règles pénales, mais conduire en tout temps à des actions préventives en associant la société civile et toutes les forces vives de la nation. Chaque organisation peut agir, à son niveau, afin de prévenir et de détecter les manquements à la probité.
Tout en recommandant à la justice haïtienne de traiter les nombreux dossiers de corruption en attente, l’ULCC, institution publique chargée de prévenir et réprimer la corruption, reste déterminée à combattre ce fléau sous toutes ses formes au sein de l’administration publique haïtienne, conclut l’institution anti-corruption dans ce communiqué. En effet, l’institution recommande la mise en mouvement de l’action publique contre tous ceux qui sont indexés dans des actions illicites et de corruption.
Rappelons toutefois que, lors d’une déclaration de presse le 2 octobre dernier, l’ULCC avait demandé la mise en mouvement de l’action publique contre les conseillers présidentiels Smith Augustin, Emmanuel Vertilaire et Louis Gérald Gilles, pour abus de fonction, versement de pots-de-vin et corruption passive. De tels faits sont prévus et sanctionnés conformément aux dispositions des articles 5.5, 14 et 21 de la loi du 12 mars 2014 portant prévention et répression de la corruption, a rappelé l’ULCC.
Gerard H. Résil
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