Camps de déplacés : entre désespoir et survie à Port-au-Prince
Depuis le 11 novembre, la région métropolitaine de Port-au-Prince est le théâtre d’une crise humanitaire alarmante. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été déplacées, contraintes de fuir leur domicile en raison de l’insécurité croissante dans des quartiers tels que Solino et Bas Delmas. Ces familles vulnérables, éparpillées dans des camps de fortune, font face à des conditions de vie désastreuses tout en espérant une intervention urgente des autorités pour alléger leurs souffrances.
À Lalue, Bourdon, et Delmas, les espaces transformés en camps d’accueil révèlent l’ampleur du drame. À l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA), à l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) et dans d’autres sites tels que Delmas 41, les déplacés vivent dans des conditions précaires. Malgré leurs efforts pour s’entraider et maintenir une certaine harmonie, la promiscuité, le manque d’hygiène et l’absence de ressources de base rendent leur quotidien insupportable.
Dans l’un des camps, une mère de sept enfants raconte son calvaire. Chassée de son domicile à ONAVILLE, puis à Carrefour-Feuilles, elle a finalement trouvé refuge à Delmas 24 avant de fuir à nouveau sous la menace des gangs. « Ici, c’est la galère, les mots me manquent pour tout expliquer », confie-t-elle. Avec ses enfants, elle espère quitter ce lieu pour leur offrir une chance de reprendre leur éducation.
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