Intensification des déportations et abus contre les migrants haïtiens en République dominicaine
Les activités migratoires entre Haïti et la République dominicaine continuent d'être mouvementées. Environ 50 235 migrants haïtiens, dont 52 femmes enceintes et 90 mineurs non accompagnés, ont été retournés dans leur pays d'origine au cours du mois d'octobre, selon le dernier rapport du Groupe d'appui aux rapatriés et réfugiés (GARR).
En effet, le calvaire des ressortissants haïtiens s'intensifie de plus en plus sur le territoire voisin. Les étudiants d'origine haïtienne se trouvent dans l'impossibilité de renouveler leurs permis de séjour d'étudiant et sont devenus des migrants illégaux incapables de poursuivre leurs études universitaires, en dépit des frais déjà versés. Les femmes enceintes, victimes de violences physiques et sexuelles, subissent des avortements involontaires.
De plus, les migrants continuent d'être traqués de partout, chez eux et sur leur lieu de travail. Les agents de migration détruisent leurs pièces d'identité et emportent leurs biens. Après leur arrestation, ces derniers sont entassés dans de petites pièces dans des conditions misérables, déshumanisantes et privés des besoins primaires. "La semaine dernière, les Haïtiens détenus dans une prison à Aïna ont lancé un soulèvement pour protester contre les mauvais traitements et réclamer quelque chose à mettre sous la dent. En réaction, les policiers les ont violemment battus et aspergés de gaz lacrymogène pour les réduire au silence. Certains ont perdu la vie et d'autres en sont sortis grièvement blessés", a rapporté Sam Guillaume, responsable de communication et plaidoyer de GARR.
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