Insécurité : des centaines de familles continuent de fuir leur domicile
Depuis l'aggravation de la situation sécuritaire dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, des centaines de familles ont rejoint les rangs des déplacés. C’est le cas des habitants de quartiers tels que Solino et Caravelle, pris d’assaut par les gangs de « Viv Ansanm ». Des dizaines de résidents des zones affectées se sont réfugiés dans des camps de fortune.
L’insécurité persistante dans la capitale continue de forcer des milliers de personnes à fuir pour échapper à la terreur des bandits, qui laissent derrière eux des traces de destruction par le feu. En conséquence, des centaines de familles se retrouvent dans des camps de déplacés, augmentant ainsi la population de ceux qui y résidaient déjà. Plusieurs sites, dont les locaux du ministère de la Communication à Bois-Verna, accueillent désormais des résidents de Solino, ainsi qu'une proche de Carrefour-Feuilles, déjà présente dans cet espace depuis environ un an.
Dans ces camps d'hébergement provisoires, comme l’a souligné l’un des responsables, les conditions se détériorent de plus en plus. Compte tenu de l’augmentation du nombre de déplacés, il devient de plus en plus difficile de répondre aux besoins primaires, laissant les hébergés dans une situation désespérée. Malgré leurs attentes vis-à-vis des autorités de l’État, ils ressentent un profond mépris pour leur cas, qui nécessiterait pourtant un accompagnement urgent.
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