L’ULCC se prononce en faveur de la nouvelle Constitution pour freiner la corruption
« Pour l’octroi du statut d’institutions indépendantes à tous les organes de contrôle de l’Administration centrale de l’État par la nouvelle constitution », c’est le thème d’une table ronde organisée ce jeudi 25 mars 2021, à Pétion-ville, par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), entre différentes institutions de la chaîne judiciaire et des d’autres institutions de l’administration publique, autour de la nouvelle constitution. Occasion pour l’ULCC d’entamer sa plaidoirie pour un texte légitime facilitant la lutte contre la corruption.
En présence du ministre chargé des Affaires électorales, délégué auprès des partis politiques, Matthias Pierre, des représentants de l’Unité centrale des renseignements financiers (UCREF) et d’autres institutions, l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) se pose en facilitateur d’une discussion autour de l’avant-projet de la nouvelle constitution, en organisant ce jeudi 25 mars 2021, une table ronde pour discuter sur des sujets liés au projet de la nouvelle constitution.
Dans son intervention, le directeur général de l’ULCC, Me Jacques Hans Ludwig Joseph, indique que l’avant-projet de la nouvelle constitution doit être l’affaire de tous les citoyens et de toutes les institutions étatiques, en vue de doter le pays d’un document légitime, traçant la voie pour chaque Haïtien et pour chaque Haïtienne. Il démontre la nécessité de collaborer avec le Comité consultatif indépendant pour consolider les acquis démocratiques pouvant aboutir à une société plus forte.
Jacques Hans Ludwig Joseph estime, par ailleurs, que l’immunité parlementaire doit être revue dans la nouvelle constitution, arguant que celle de 1987 et celle de 1987 amendée ne facilitent pas le travail de l’ULCC pour contrôler les dépenses effectuées par l’institution parlementaire. Il préconise en ce sens l’obligation de la déclaration de patrimoine de tout élu et de tout fonctionnaire de l’État, avant même son entrée en fonction. M. Joseph croit que c’est un moyen efficace de freiner la corruption. Le titulaire de l’ULCC rappelle qu’il est du devoir de l’institution de veiller au comportement de chaque individu mandaté par l’État.
Plus loin, l’homme de loi, Jacques Hans Ludwig Joseph, plaide en faveur de l’indépendance de plusieurs institutions étatiques, comme l’ULCC et l’UCREF en vue de faciliter la lutte contre la corruption. Il dit croire que l’indépendance de ces institutions peut les rendre plus efficaces et efficientes, arguant qu’elles sont très souvent politisées. Il rappelle la crédibilité nécessaire au cadre de la gestion des biens de l’État, sans l’influence d’une quelconque autorité.
Présent à la cérémonie, le ministre chargé des Affaires électorales auprès des partis politiques, Matthias Pierre, estime que la nouvelle constitution doit éclaircir les doutes infligés par la Constitution de 1987 ainsi que celle de 1987 amendée, sur la durée de mandat des élus, soit du président de la République ou des parlementaires et des CASEC et ASEC.
Moïse Saint-Eloi
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