Haïti-Crise: le Conseil présidentiel de la transition en mode surplace
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Le Conseil présidentiel de la Transition semble agir dans l'immobilité. Des grands chantiers envisagés, aucune grande réalisation n'a été encore constatée. En matière de sécurité, malgré la présence la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS), les groupes armés continuent de multiplier leurs exactions dans diverses régions du pays, à un moment où Edgard Leblanc Fils, président du conseil a annoncé auprès de la CARICOM, la reprise des activités dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Des axes prioritaires fixés par le Conseil présidentiel de la transition (CPT), la sécurité, l'assistance humanitaire, le redressement économique, et les élections en font largement partie. Plus de mois depuis leur installation, les grands changements de paradigme espérés n'arrivent pas encore. Le conseil national de sécurité qui devrait servir d'interface avec la force multinationale n'a pas été mis en place.
Un vrai gâchis pour les conseillers qui ont promis de faire régner la paix sur le territoire dans quelques temps. Dans l'Ouest, notamment à Ganthier, le gang des «400 Mawozo» a défié les autorités policières en prenant le contrôle du bureau des douanes, ils ont également incendié un véhicule blindé appartenant aux forces de l'ordre, et ce sous le regard impuissant des autorités gouvernementales.
En ce qui a trait à l'amélioration des conditions de vie de la population, rien n'a changé. Si pour le président du CPT, les activités se reprennent progressivement au cœur de la capitale, pour la population, il s'agit d'un pur mensonge. Selon certains citoyens, c'est une ville qui se cherche, où les activités socio-économiques sont au ralenti, les quartiers sont limités les uns des autres par rapport à la situation sécuritaire, ainsi que la circulation des vies et des personnes qui sont presque impossibles à travers le Centre-ville de Port-au-Prince, qui est à plus de 80% assiégé par des groupes armés.
Quant à l'assistance humanitaire, les personnes qui vivent dans les camps de fortune n'ont encore rien reçu en termes de soutien de la part du gouvernement. C'est une vie où tous les droits fondamentaux de la personne humaine sont violés. Les femmes et les filles vivent sans aucune intimité, ces familles pour certaines d'entre elles qui ont été totalement decapitalisées par les groupes armés continuent de subir l'enfer, sans une aide financière ont dénoncé certaines organisations de défense des droits humains. Selon ces acteurs, le gouvernement doit tout mettre en branle pour permettre à ces victimes de reprendre confiance et retourner dans leurs maisons, afin de pouvoir reconquérir leur vie habituelle.
Après l'annonce faite par le CPT pour la désignation des membres du Conseil électoral provisoire pour les prochaines élections, certains secteurs restent pessimistes face à cette démarche. L'organisation socio-politique Nou Konsyan croit que ce délai reparti pour la mise en place du CEP et la période programmée pour l'organisation des prochaines élections est trop bref. Constatant, une absence de volonté politique de la part des autorités concernées, la structure presse le gouvernement à poser des actions, en invitant les membres du Conseil présidentiel de la transition et le Premier ministre Garry Conille à poser des actions des actions au bien-être du peuple haïtien.
Oberde Charles
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