Haïti-Gouvernance
Réduire le nombre des ministères, une décision patriotique, selon certains acteurs
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Le nombre de ministères au gouvernement de la transition peut se réduire à 13 selon les informations. Selon certains acteurs, pour faire face à la situation de crise du pays et résoudre le problème de l'instabilité politique qui est un grand défi pour le gouvernement, le processus de formation du cabinet ministériel doit se faire en toute harmonie avec les membres du Conseil présidentiel et le Premier ministre Garry Conille.
Jean Ronel Sistanis, avocat du parti EDE assure que le même consensus qui a donné naissance au Conseil présidentiel doit se poursuivre à travers les négociations qui doivent diriger la formation du gouvernement de la transition qui a à sa tête le Premier ministre Garry Conille. Selon l'homme de loi, les acteurs impliqués dans cette démarche doivent s'unir afin de trouver les meilleures formules qui vont permettre de répondre aux exigences de l'heure, dont un gouvernement qui sera capable de rétablir l'ordre et la sécurité sur le territoire.
Concernant la réduction du nombre de ministères qui est posée sur la table des négociations, Jean Ronel Sistanis croit qu'une telle mesure peut contribuer au bon fonctionnement du pays si seulement on envisage d'allouer ces fonds aux services sociaux, afin d'accompagner et assister les personnes touchées par la grave crise socio-économique. «Je suis pour une telle initiative, cependant on doit clairement identifier les principaux chantiers à rebâtir et tout mettre en œuvre pour la réalisation de ces projets. On est souvent habitué à ces genres de discours politiques qui sont souvent des instruments utilisés par certains secteurs pour agir au détriment d'un autre et faire leur capital politique, sans pour autant rien proposer à la nation haïtienne. Il faut vraiment une meilleure gestion des ressources du pays», ajoute t-il.
Le père Gary Maisonneuve, coordonnateur du Sant Karl Levêque, a pour sa part évoqué que la réduction du nombre de ministres au niveau du gouvernement de la transition peut diminuer les gaspillages au sein de l'administration publique. Il a parallèlement souligné que les mesures nécessaires pour sortir le pays de la crise doivent être prises par les acteurs haïtiens, dans le cadre d'un leadership éclairé et à partir d'une prise conscience entre les différents secteurs de la vie nationale. Selon le défenseur des droits humains, la communauté internationale ne peut rien garantir comme solution à la crise. En effet, il convient aux membres du Conseil présidentiel et le prochain gouvernement de prendre de bonnes décisions à la tête du pays.
Cependant, les discussions entre les membres du Conseil présidentiel et Garry Conille se poursuivent timidement sur la mise en place du gouvernement. Parmi les conditions tenues pour la formation du gouvernement, le Chef du gouvernement aurait interdit des membres ou des représentants des secteurs au pouvoir au poste de ministre et ne souhaiterait en aucun cas reconduire des ministres démissionnaires du gouvernement d'Ariel Henry
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Oberde Charles
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