Plusieurs bandits stoppés par la police à Gressier
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La Police nationale d'Haïti annonce avoir lancé une offensive au niveau de la commune de Gressier où des bandits armés ont été mortellement blessés dans des échanges de tirs.
En effet, le dimanche 19 mai 2024, la commune de Gressier a été le théâtre d'affrontements entre les bandes armées et les agents de l'ordre, durant lesquels des fusils d'assaut et des téléphones portables ont été confisqués. La PNH dit compter sur la collaboration de la population, qui demeure un atout majeur dans sa mission, pour un retour au calme et à la stabilité.
Entre-temps, l'institution, par le biais de son directeur général, M. Frantz Elbe, et du haut commandement, a reçu, le dimanche 19 mai 2024, à l'Aéroport international Toussaint Louverture, un lot de dix (10) véhicules blindés offerts par le gouvernement américain, par le truchement de l'International Narcotics and Law Enforcement (INL). Ces matériels visent, entre autres, à contribuer au renforcement des capacités opérationnelles de la PNH dans la lutte contre le grand banditisme et à rétablir l'ordre et la paix publics, selon le numéro 1 de la Police nationale d'Haïti.
Il est à souligner que le président du Conseil Présidentiel de Transition, l'ancien sénateur Edgard Leblanc Fils, dans son discours prononcé à l'occasion de la fête du drapeau et de l'Université, le 18 mai 2024, a déclaré : « Il n'y a pas de territoires perdus, chaque mètre de notre territoire est la possession de l'État haïtien. » Il persiste et signe que le bicolore haïtien flottera partout bientôt, et le règne de l'insécurité permanente prendra fin.
Parallèlement, l'insécurité continue de provoquer des déplacements massifs de population, a rapporté l'OIM. Le nombre de personnes déplacées à cause des violences liées aux gangs dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, a encore augmenté selon l'Organisation internationale pour les migrations. La violence liée aux gangs dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince a entraîné des rackets, des enlèvements et divers autres crimes dans un contexte caractérisé par de profondes irrégularités, un grand manque de ressources vitales et l'effondrement de la sécurité.
La commune de Gressier vient de rallonger la liste des zones où les niveaux de violence sont les plus élevés et souffrent d'une détresse économique, alors que les récentes flambées des prix des denrées alimentaires réduisent davantage des moyens de subsistance déjà précaires. Des milliers de femmes, d'enfants et d'hommes ont été forcés de quitter leur foyer à Gressier pour échapper à la violence et aux destructions, ont fait savoir certains riverains de la zone.
Gerard H. Resil
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