Insécurité : vers la mise en œuvre d’une stratégie nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion
Écouter l'article
Pour contrer le phénomène de gangstérisation dans les quartiers populeux, le Premier ministre Joseph Jouthe a lancé, le 6 avril, un groupe de travail pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de désarmement, démantèlement, réinsertion et réduction de la violence communautaire (SNDDR-RVC).
Ce groupe de travail pour la réduction de la violence communautaire mis en place par le chef du Gouvernement est composé de neuf entités de l’État. Il a pour mission de faciliter l’opérationnalisation du document de stratégie nationale de désarmement, démantèlement et de réinsertion (SNDDR). La stratégie servira de plateforme pour promouvoir les droits humains et éradiquer le phénomène de gangstérisation des quartiers populeux en offrant des services publics essentiels aux populations des zones les plus vulnérables, selon le vœu du Gouvernement.
La SNDDR est préparée par la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR), avec l’appui technique et logistique du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). Elle rassemble la Primature à travers le Bureau du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des droits humains et de la lutte contre la pauvreté extrême, du ministère de la Planification et de la Coopération externe, du ministère de la Justice et de la Sécurité publique et du ministère de la Défense. Le groupe de travail est aussi composé du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, du ministère des Affaires sociales et du Travail, des Forces armées d’Haïti, de la Police nationale (Cellule Police communautaire) et de l’Office de la protection du citoyen.
Pour la Primature, le pilotage de la stratégie nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion par le groupe de travail pour la réduction de la violence communautaire devrait aboutir à un climat de sécurité publique et d’apaisement social au bénéfice de toute la population. « Cette task force devra réviser et finaliser le document de la SNDDR-RVC, informer régulièrement le chef du Gouvernement de l’avancement des chantiers et faires les recommandations y afférentes », a expliqué le bureau du Premier ministre.
D’un autre côté, le groupe de travail, dans le cadre du déploiement de la SNDDR-RVC, s’assurera de la mise en œuvre des programmes sociaux, de la sensibilisation communautaire, d’apaisement social, à travers des travaux à haute intensité de main d’œuvre. Il se chargera aussi de veiller à la restauration de la confiance et de l’harmonie au sein de la Police nationale, en passant par la définition d’une nouvelle politique de formation professionnelle et de création d’emplois durables dans le pays.
Un redressement ou la fin de la CNDDR ?
S’il est vrai que la SNDDR a été préparée par la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion, de nombreuses personnes de la société civile et de la population estiment que la CNDDR n’a pas pu accomplir sa mission. Au lieu de travailler à la dissolution des groupes armés, la CNDDR est indexée d’avoir contribué dans la fédération des groupes armés de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
À plusieurs reprises, le président de la CNDDR a fait des tournées médiatiques un peu controversées. Il tente par tous les moyens de défendre les groupes armés. Il a créé toujours des sensations sans faire les révélations qui pourraient aider à la circonscription du commerce des armes et des munitions dans le pays.
Woovins St Phard
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.