Camille Leblanc donne son avis sur le Conseil présidentiel de transition (CPT)
Le camp des pro-CPT semble avoir gagné contre celui de ses adversaires qui soutenaient le choix d’un juge de la Cour de cassation. Interrogé à ce sujet sur Vision 2000, l’ancien ministre de la Justice, Camille Leblanc, donne son avis sur le choix de membres de la société civile dont il doute de la réussite, vu l’énormité de la tache.
Dans une note datée du 29 mars dernier, Camille Leblanc évoquait la « dangereuse aventure » du Conseil présidentiel de transition (CPT). Pragmatique, il fait aujourd’hui contre mauvaise fortune bon cœur. Il va jusqu’à souhaiter bonne chance au gouvernement à sept têtes qui s’est mis en place, car « le temps presse » et qu’il ne se résout pas à se faire passer pour un oiseau de mauvais augure. « Je ne veux pas qu’on dise que je bloque les choses », se justifie-t-il.
Il demande même à la population « d’aider à la réussite » de cette nouvelle autorité. Mais Camille Leblanc affirme sans tout de même « qu’il ne croit en cette formule » et qu’il doute même que cette équipe puisse relever les énormes défis qui l’attendent, notamment le problème de l’insécurité et la misère.
D’abord, les nouveaux dirigeants venus de secteurs différents auront-ils la capacité de travailler ensemble pour rétablir l’ordre public qui est par terre et sortir le pays de l’interminable transition ? Bref, mettre notre nation meurtrie sur les rails de l’État de droit ? se demande-t-il. Leblanc en doute fort. « Mais s’ils y arrivent, ce serait une victoire… Je me laisse surprendre ! »
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