Haïti/Crise
La détresse persistante des déplacés
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Des milliers de personnes logées dans des établissements publics se trouvent dans une situation terrible où ils sont presque incapables de satisfaire leurs besoins primaires. Ce 15 mars, plusieurs d'entre eux, mécontents, ont critiqué les autorités qui, depuis environ 6 mois, n'ont rien fait pour les retirer de cette situation qui ne fait qu'empirer de plus en plus.
Les habitants ayant fui Carrefour-Feuilles en raison de la violence armée n'ont toujours pas vu le bout du tunnel, selon plusieurs d'entre eux logés dans le centre éducatif Colbert Lochard, où ils attendent une intervention de l'État depuis août 2023.
Ce 15 mars 2024, à l'entrée de l'établissement scolaire, des déplacés sont remarqués en train de vendre quelques produits alimentaires et cosmétiques, tentant ainsi de survivre durant cette période critique.
Ils ont du mal à trouver de la nourriture et sont incapables de trouver de l'eau potable dans ce camp de fortune. Ces réfugiés ont critiqué les dirigeants étatiques qui ne font que mépriser leur situation.
Cependant, dans la cour, des dizaines d'enfants se sont réunis avec deux responsables d'une organisation, essayant de se divertir à travers des chansons, des danses et des histoires.
Tandis que dans les salles, des dizaines de personnes s'y installent, certaines faisant le ménage pour essayer de maintenir un semblant de propreté malgré les mauvaises conditions, surtout avec le bâtiment en bois qui se trouve désormais dans un mauvais état. Des réfugiés ont affirmé qu'ils sont à bout de souffle face à cette situation critique où ils ne peuvent rien faire pour sortir de cette impasse.
Assise sur une chaise en train de se coiffer, une jeune mère, a déclaré que parfois elle se sent au bout de sa vie, car elle ne voit aucune chance de retrouver sa vie d'avant. Accompagnée de sa fille de 17 ans qui l'aide depuis l'année dernière, elle se dit fatiguée de vivre dans de telles circonstances, où même manger devient un luxe .
Dans une autre salle, des enfants dorment à côté de leur mère, qui nous dit qu'elle n'a rien mangé depuis ce matin et qu'il est déjà 11 heures. Elle se prépare à aller chercher quelqu'un qui pourrait venir à son secours.
Parallèlement ,des dizaines de déplacés dans ce camp de refuge espèrent toujours que la chance leur sourira un jour, si et seulement si les autorités auront pitié d'eux.
Veron Arnault
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