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«Il n’y a pas de mots pour décrire la situation» en Haïti

«Il n’y a pas de mots pour décrire la situation» en Haïti

L’importante diaspora haïtienne du Québec est plongée dans l’inquiétude depuis une semaine, en raison de la situation humanitaire alarmante dans laquelle se trouve le pays. Dans la capitale, Port-au-Prince, la police affronte des bandes armées qui attaquent des tribunaux et des hôpitaux, en plus de bloquer les routes menant au reste du territoire.

Il n’y a pas de mots pour décrire ce que vit la population en ce moment, lance Sandra Rabrun, qui a quitté Haïti en 2013 pour s’installer au Québec. « J’ai parlé à une amie qui a passé la nuit avec ses enfants sous le lit. Le lendemain matin, elle a trouvé des douilles de balles dans le salon. Ces personnes ne sont pas des numéros, ce sont ceux avec qui on a mangé, dormi, ri, pleuré et grandi », raconte au Devoir la femme de 43 ans.

Mme Rabrun déplore le fait que ces habitants sont forcés de subir la récente flambée de violence qui a cours dans la capitale. Ces perturbations ont d’ailleurs mené le gouvernement à décréter l’état d’urgence le 3 mars dernier. Des gangs armés ont pris d’assaut des sites stratégiques, dont des postes de police et des prisons, en réclamant le départ du premier ministre, Ariel Henry.

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