Les Nations unies dénoncent les violences faites aux femmes en Haïti
Le système des Nations unies dénonce vigoureusement les violentes faits aux femmes lors des récentes attaques des gangs armés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Cette structure s’est exprimée dans le cadre de la Journée internationale de la femme, ce 8 mars, commémorée en Haïti autour du thème : « Investir dans l’éducation et la formation des femmes, c’est donner à la société un autre avenir ».
Si la paralysie de la zone métropolitaine de Port-au-Prince se poursuit au cours des prochaines semaines, près de 3 000 femmes enceintes risquent de ne pas pouvoir accéder aux soins de santé essentiels, et près de 450 d’entre elles pourraient souffrir de complications obstétricales potentiellement mortelles sans assistance médicale qualifiée. Environ 521 survivants de violences sexuelles pourraient se retrouver sans soins médicaux d’ici la fin du mois de mars.
Selon le système des Nations unies, les violences causées par les bandes armées particulièrement à Port-au-Prince contribuent à la détérioration des conditions de vie de la population en général et des femmes en particulier. « L’insécurité ambiante a entraîné des déplacements de milliers de civils, majoritairement des femmes, et rendu extrêmement difficile l’accès aux services sociaux de base, aggravant encore une vie quotidienne déjà précaire », a de nouveau alerté le système des Nations unies.
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