Port-au-Prince s'achemine vers une pénurie d'eau
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Port-au-Prince fait face à une grave pénurie d'eau potable, créant une situation critique pour les citoyens de la région métropolitaine, déjà confrontés à l'augmentation des actes criminels de gangs. L'insécurité grandissante a conduit à une privation d'eau potable au cœur de la capitale, accentuée par la multiplication des actes de banditisme.
Le centre-ville témoigne de longues files d'attente devant les points de vente d'eau potable, où les gens espèrent s'approvisionner malgré l'augmentation du coût des récipients de 5 gallons, passant de 100 à 200 gourdes. Sur la route de Bois-Verna, certains cherchent des points d'eau gratuits, tandis que d'autres sont prêts à payer jusqu'à 15 gourdes pour remplir leurs seaux.
Des camps de fortune, dont celui près du ministère de la Communication, où les résidents se sont réfugiés depuis le 4 mars en raison des attaques répétées de bandits armés. Les conditions difficiles sont évidentes, avec des personnes mendiant à la barrière principale et des enfants jouant sur la cour, tandis que les personnes âgées essaient de s'engager dans des petits commerces pour subvenir à leurs besoins.
Une dame avec trois enfants, hébergée au lycée Fritz Pierre Louis à la rue St-Honoré, déplore le manque de présence gouvernementale depuis leur déplacement. Elle souligne les tirs incessants à deux rues de leur lieu d'hébergement, affectant leur moral. Malgré les difficultés, elle exprime le désespoir quant à une aide gouvernementale.
Plus loin, des réfugiés font la queue dans un couloir pour obtenir de l'eau d'un bassin institutionnel, bien que celle-ci soit très sale. Certains indiquent que cette eau sera utilisée pour répondre à quelques besoins, mais plusieurs signalent des problèmes de santé liés à la qualité de l'eau.
Les réfugiés au ministère de la Communication appellent à l'intervention des autorités pour les déplacer, craignant que leur situation ne soit reproduite ailleurs en cas d'attaques. La détresse des habitants face à cette crise persistante reste palpable.
Veron Arnault
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