La Ligue haïtienne des femmes pour le renouveau anime une causerie entre les femmes sur la crise du pays
Différentes organisations de femmes se sont réunies le mardi 20 avril 2021 dans le cadre d’une activité de causerie initiée par la LIHFER. Plus d’une trentaine de femmes, membres de plusieurs secteurs de la vie nationale, ont réfléchi sur la crise généralisée que connait le pays en vue de proposer des solutions. Cette causerie s’est déroulée autour du thème : « Kisa n ap ka fè medam ».
Présent à cette activité où les intervenants ont débattu le rôle de la femme dans la société, l’économiste Etzer Émile a surtout mis l’accent sur l’implication sociale, économique et politique de la femme. « Quand il y a un ministère consacré à la condition féminine et aux droits des femmes dans le pays, c’est une façon détournée de signifier aux femmes que les 17 autres ministères appartiennent aux hommes. », a fait remarquer l’économiste. Selon lui, les femmes devraient, avoir autant de responsabilités que les hommes dans les ministères et le budget de l'État haïtien, être abordé en vue de permettre aux femmes de jouir de tous les services autant que les hommes. Les problèmes de l’inégalité de genre doivent être analysés globalement, la question des femmes ne peut être traitée comme une catégorie à part et par un ministère.
Le concept de quotas a également été touché par l’économiste qui pense que la présence des femmes dans les ministères ne doit pas être symbolique. Les femmes présentes dans l’administration publique doivent jouer leur rôle. Le leadership réel des femmes, c’est ce que prône l’économiste qui précise toutefois que le quota pour les femmes est tout de même une bonne initiative.
Pour sa part, la coordinatrice de la LIHFER, Pedrica Saint-Jean, a fait savoir que les femmes de toutes les catégories sociales et de tous les secteurs sont invitées à réfléchir sur cette crise qui s’étend encore plus dans le pays. Pour, elle, cette causerie permet de réfléchir ensemble, mais également de proposer des solutions pour remettre le pays sur la bonne voie. « Nous n’avons pas la solution, personne ne l’a et personne ne peut dire a quand la fin de cette crise », a expliqué Mme Saint-Jean qui explique qu’il est important que les femmes, qui sont majoritaires dans le pays, se sentent impliquées, d’où le thème : « kisa nou ka fè medam ? » les résultats seront communiqués à tous, notamment à la communauté internationale et nationale dont les institutions et les organisations ont délégué leurs représentantes à cette activité.
Geneviève Rose Murdith Joseph
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.