Sept tours du Palais national pour une troisième fois en trois semaines
Pour une troisième fois en trois semaines suivies, plusieurs citoyens, dont des militants, ont défilé à travers certaines rues de la capitale haïtienne, ce mercredi 21 avril 2021, dans le cadre du mouvement consistant à faire sept fois le tour du Palais national pour dire, entre autres, non à l’insécurité.
Ils étaient des dizaines de citoyens, dont des militants proches de l’opposition politique, à marcher dans les rues de la capitale haïtienne dans l’optique de demander au président de quitter le pouvoir. Les citoyens ont aussi exprimé leur ras-le-bol vis-à-vis de l’insécurité notamment avec le phénomène du kidnapping qui prend une proportion hors du commun dans le quotidien haïtien. Comme pour les deux dernières fois en date du 7 et 14 avril 2021, les protestataires ont brandi des pancartes: « Aba diktati ».
Comme à l’accoutumée, un rituel « mystique », à l’angle de la rue Capois et la rue Magny non loin de la place de la Constitution, a précédé, la manifestation. Tout de suite après, les manifestants ont arpenté en boucle les rues St-Honoré et la Réunion, la rue Pavée, l’avenue John Brown pour enfin revenir à la rue Capois. Au cours du troisième tour, le mouvement s’est un peu essoufflé. Faut-il noter au cours du premier tour, les protestataires n’ont cessé de s’en prendre à la Police nationale d’Haïti (PNH) en scandant en cœur: « Kou yo wè Izo, kè yo sote…Kou yo wè pèp la, yo touye l ak gaz ». Les protestataires ont aussi profité pour réclamer la libération des prisonniers dits « politiques » ainsi que l’ancien policier Abelson Gros Nègre.
Fait marquant, deux citoyens ont défilé avec un cercueil. Mais, ces activistes ont expliqué qu’il s’agit de « l’arche de l’Éternel des armées avec le peuple haïtien », indiquant qu’ils sont à leur troisième sept tours et que trois fois sept égale à vingt et un, et eux plus un font trois. Ce qui, dit-il, équivaut à la trinité.
« Nap fè 7 tou palè nasyonal pou n di , Jeriko Jeriko, miray diktati ki nan Palè nasyonal la, fòk li tonbe, miray kidnaping ki nan Palè nasyonal la, fòk li tonbe, miray ensekirite, masak sou pèp la, fòk li tonbe », a relâché le citoyen faisant membre des organisations politiques de l’opposition. Faut-il signaler qu’au cours de ce mouvement, la PNH a dressé des cordons de sécurité aux contours du palais Palais national ?
Wisly Bernard Jean-Baptiste
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.