Haïti- Justice
L’ANAGH condamne l'enlèvement du magistrat Jean Frantz Ducasse
Écouter l'article
Dans une note en date du 13 janvier 2024, l'Association Nationale des Greffiers haïtiens (ANAGH) exprime son indignation suite à l'enlèvement du Magistrat Jean Frantz Ducasse à Martissant le 11 janvier 2024. L'ANAGH dit condamner fermement ces actes répétés et appelle les autorités à prendre des mesures immédiates pour la libération du Magistrat et d'autres victimes.
En effet, l’Association Nationale des Greffiers haïtiens (ANAGH) a appris avec la plus grande indignation que des individus lourdement armés et non identifiés ont enlevé, dans l'après-midi du jeudi 11 janvier 2024 à Martissant, le Magistrat Jean Frantz Ducasse , suppléant Juge de Paix au Tribunal de Paix de la Commune de Carrefour. Une fois de plus, l'ANAGH s'insurge énergiquement contre tous ces actes odieux et récurrents qui sèment la tristesse et le deuil dans les familles haïtiennes., lit-on dans le communiqué de ladite association portant la signature de son président, Me Martin Ainé.
Parallèlement, l'ANAGH condamne fermement l'agression envers le Magistrat Jean James Saint-Jean, juge de paix de la section sud de Port-au-Prince, dont l'un des pieds a été fracturé lors de sa tentative d'évasion.
En ce sens, les membres de cette structure réitèrent leur position et exigent, au gouvernement, notamment aux autorités judiciaires et policières de prendre des mesures urgentes et drastiques, en vue d'aboutir à la libération du Magistrat et d'autres victimes de ce phénomène.
Dans la même veine, Me Martin Ainé appelle les autorités à prendre leurs responsabilités face aux autorités judiciaires qui font tout pour la bonne marche de l’appareil judiciaire haïtien. « L'association appelle la CSPJ à garantir la sécurité du personnel judiciaire et à sécuriser les bâtiments pour préserver les documents cruciaux. »
Notons que l'Association Nationale des Greffiers haïtiens maintient sa grève, réclamant de meilleures conditions de travail et persévérant dans la demande de satisfaction de leurs revendications jusqu'à nouvel ordre.
« La grève persiste dans le but d'obtenir des satisfactions minimales. Les demandes incluent l'attribution d'une carte de débit à chaque greffier et commis, l'adoption et la publication du statut dans le journal officiel du pays (Le Moniteur), la réduction des disparités salariales et des privilèges entre les magistrats assis et debout, ainsi que la nomination des greffiers formés depuis 2017, première promotion. », a rappelé le président de l'Association Nationale des Greffiers haïtiens, Me Martin Ainé.
Vladimir Predvil
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.