Plus de 1 000 assassinats et 10 massacres enregistrés par le RNDDH en 2023
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Près de 1 047 personnes ont été assassinées, et 10 massacres ont été enregistrés au cours de 2023, selon le RNDDH. Environ 1 047 cas d'assassinats, parmi eux 43 policiers, et 10 massacres perpétrés à l'encontre de la population ont été enregistrés de janvier à décembre 2023, selon un bilan du Réseau national de Défense des Droits Humains (RNDDH), qui s'insurge contre la dégradation du climat sécuritaire.
Le réseau national de défense des droits humains dresse un bilan catastrophique de l'année 2023 en termes de réalisation et du respect des droits humains. Le droit à la vie, à la sécurité, à l'intégrité physique et psychique a été lésé au cours de cette période, jalonnée d'assassinats, d'enlèvements suivis de séquestration contre rançon, de massacres et d'attaques armées, vols et viols collectifs, selon le RNDDH.
Au cours de l'année précédente, l'organisme de défense des droits humains dit avoir dénombré 1 047 cas d'assassinats, parmi eux figurent 43 policiers et 2 autres portés disparus. Environ 13 commissariats, sous-commissariats, postes ou patrouilles policières ont subi des attaques armées au cours de cette période et en moyenne 5 à 9 cas d'enlèvement suivi de séquestration ont été enregistrés.
Selon l'organisation, près de 10 massacres ont été perpétrés dans plusieurs villes du département de l'Ouest et dans l'Artibonite, mettant particulièrement l'accent sur le quartier de Carrefour-Feuilles où des attaques ont été enregistrées tout au long de l'année. L'institution souligne que 14 autres villes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince ont subi des attaques sporadiques.
La gent féminine a été l'une des catégories les plus touchées par la détérioration du climat sécuritaire, environ 3 351 femmes et filles, dont 818 mineurs, ont été victimes de l'escalade de la violence, 2 d'entre elles ont été assassinées par leurs conjoints. Près de 1 169 ont été victimes de viols et viols collectifs, 679 ont été victimes de violences physiques, 744 violences psychologiques et d'agressions sexuelles, 757 font l'objet de violence économique.
La structure a rappelé que le climat d'insécurité a provoqué près de 40 000 déplacés internes qui se sont réfugiés dans des centres d'accueil, grossissant le lot des réfugiés internes qui se trouvaient dans 15 camps de refuges dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince, 14 ans après le passage du séisme dévastateur du 12 janvier 2010.
À côté des audiences correctionnelles organisées dans les 18 juridictions du pays, des assises ont été effectuées avec une quantité de 518 accusés, 297 ont été condamnés et 221 ont obtenu leur libération. Le RNDDH se veut critique face à ces jugements, qui selon lui ne reflètent en aucun cas le niveau de la criminalité dans le pays, tenant compte du nombre des actes de viols, d'assassinats entre autres.
De plus, il estime que les 43 personnes jugées au cours de l'année judiciaire 2023 pour leur implication dans des crimes sexuels ne correspondent pas à la quantité des survivantes. Soulignant qu'une quantité de 12 000 prisonniers sont cloîtrés dans les prisons civiles et au pénitencier national, 84 pour cent sont en attente de leur jugement.
Le RNDDH a mis l'accent sur deux grandes atteintes à la garantie judiciaire au cours de cette période, d'une part le mouvement populaire dénommé «Bwa Kale» enclenché en avril dernier qui avait occasionné le décès de bon nombre de présumés bandits. D'autre part, les exécutions sommaires de près de 4 présumés gangsters par le commissaire Jean Ernest Muscadin.
Sheelove Semexant
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