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Les leçons d’intelligence du séisme de 2010 !

Les leçons d’intelligence du séisme de 2010 !

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Des Haïtiens aussi bien que des étrangers, avec tous les rangs, grades, titres et fonctions sont morts lors du séisme du 12 janvier 2010, qui n’avaient comme pour uniquement objectif de libérer ses ondes et vibrations, en traversant sur son passage des villes mal aménagées, des bâtiments construits sans respecter les normes basiques, des populations amnésiques et des familles inconscientes, naïves et  incrédules qui finissent par subir la vengeance de la nature.   

Demain n'appartient à personne.  Tous les hommes et les femmes, étant des mortels, sont invités à jouir de la vie au présent. Ici et maintenant, il faut profiter de chaque seconde, minute et journée de la vie. À n'importe quel moment, tout peut chambarder sur le plan personnel, dans la famille, au sein des différentes communautés et de façon générale.  

Descendez des échelles ou des escaliers qui mènent vers l'ego, l'orgueil, le snobisme et d'autres formes de discrimination et de marginalisations entre les classes sociales et les races, car dans la vie intime et les souvenirs des milliers ou millions de survivants du séisme de 2010, le 12 janvier a été retenu depuis comme la journée nationale contre toutes les formes de discriminations sociales en Haïti.  

Dieu, les ou/et le diable, les saints et les lwa ne sont aucunement responsables du sort funeste des dizaines, des centaines et milliers d'anciennes et de futurs victimes, si les Haïtiens continuent de construire de manière anarchique, et sans aucun respect des normes techniques et des critères scientifiques, tout en s'opposant aux règlements des autorités municipales et légales. 

Dénombrons après chaque catastrophe, le plus grand nombre de personnes victimes, des familles endeuillées et des personnes disparues après chaque séisme, cyclone, des vents et vagues violentes, des accidents et d'autres catastrophes humaines et naturelles cycliques et imprévisibles dans des villes où les premiers soins ne sont pas toujours enseignés et les services de secours ne sont ni disponibles ou accessibles. 

Des pays voisins immédiats, comme d'autres nations situées à l'autre bout du monde s'étaient montrés plus que solidaires envers le peuple d'Haïti. Le séisme nous avait permis d'apprécier cette marque d'humanité de la part de la République dominicaine envers son principal voisin mal-aimé dans les premiers moments, à travers un retour historique de l'ascenseur de la solidarité insulaire. Voilà pourquoi nous devons toujours encourager aux Haïtiens la culture du vivre ensemble sur tous les fronts, en temps de paix comme en temps de crise.  

Détrompez-vous, l’assistance internationale après le séisme du 12 janvier 2010, nous a montré que les  Haïtiens sont loin d’être les plus corrompus dans le monde, en se basant sur les nombreuses promesses de dons et des fonds mobilisés au nom du pays, et destinés aux grands chantiers de la reconstruction d'Haïti, qui tardent à sortir de terre plus de quatorze ans après, et sans qu'aucune personnalité, institution et des organisations ne soit véritablement sanctionnée ou même classée dans une liste de corruption. 

Des années après, des villes détruites lors des de la catastrophe continuent d’attendre désespérément cette reconstruction dans une ambiance de délabrement accéléré par les violences urbaines, pendant que de nouvelles autres villes construites  dans l'anarchie la plus totale se confondent en de nouveaux cimetières à ciel ouvert, qui accueilleront les prochaines victimes des autres catastrophes imprévisibles et inévitables, qui viendront rappeler aux Haïtiens les leçons d’intelligence basique relative à une meilleure politique publique pour gouverner un territoire à haut risque cyclonique et sismique.

Dans les autres leçons que cette terrible épreuve sismique et catastrophique nous enseigne pour les siècles à venir, on se souviendra que des pays comme le Japon, parmi d'autres pays et régions du monde ont été frappés avant et après le 12 janvier 2010, par des séismes de magnitude supérieure, avec pourtant moins de dégâts, en terme de pertes en vie humaine et matérielle. Un tel tableau nous offre l'occasion de comparer et de conclure que le grand mal de notre pays se trouve dans l'absence de conscience, de connaissance, de  compétence, de cohérence, de cohésion et de constance dans les responsabilités partagées par les différents acteurs qui composent la société haïtienne.  

      

Dominique Domerçant

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