Tension persistante à Mariani
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La situation s'est détériorée encore plus dans la zone de Mariani en ce début d'année. En raison de la tension, des centaines de personnes ne peuvent pas traverser le quartier en proie à des troubles pour se rendre vers la capitale, ou du moins le quitter.
Deux mois après que des malfaiteurs ont pris en otage le quartier de Mariani, la situation ne fait qu'empirer malgré les nombreuses opérations de la police visant à prendre le contrôle et à rétablir la paix, la situation reste inchangée.
Les hostilités ont repris le 2 janvier, où les criminels ont tenté d'opérer comme d'habitude sur la nationale #2. À bout portant, des policiers ont fait feu en leur direction, les empêchant de rançonner des chauffeurs tentant d'emprunter cette voie.
De plus, des tirs nourris ont empêché des centaines de personnes de vaquer librement à leurs activités. En effet, tôt ce 3 janvier, plusieurs axes routiers ont été barricadés par des policiers de la commune de Gressier, voulant éviter que des riverains ne soient victimes lors des affrontements entre les agents de la PNH et les présumés bandits qui n'ont pas chômé depuis leur entrée à Mariani.
Aux environs de 5h du matin, on pouvait remarquer des habitants voulant se rendre à Port-au-Prince à pied ou à moto qui ont parcouru le pavé jusqu'à Mariani 15 (Macomme) ou du moins Mariani 10 (Immaculée). En raison de la situation, ils avaient rebroussé chemin pour éviter les balles perdues.
Tout au long de la nationale 2, en commençant à Lambie, des véhicules ont servi de barricades, des marchands ont étalé leurs marchandises afin de ne pas perdre leurs produits fragiles tels que des cerises, des oranges, des bananes, et autres. D'autres se sont rendus sur le marché de Gressier pour aller vendre avant de retourner vers les provinces.
De leur côté, les pêcheurs ont continué d'assurer le transport, réclamant 750 gourdes minimum aux passagers. Grâce à la voie maritime, des habitants de Carrefour ont pu regagner leurs demeures dans la commune de Gressier.
La circulation maritime se fait en plusieurs points fixes où il y a des petits ports : à Merger, non loin de Saintilus et Ste Antoine, à Lambie, à Lamentin 52 et 54. Plusieurs pêcheurs avec leur chaloupe à rame ou à moteur assurent le transport pendant les moments conflictuels, bien que les passagers soient sans gilet de sauvetage.
En attendant, la population de Carrefour et de Gressier espère que les forces de l'ordre mettront les bouchées doubles pour rétablir l'ordre, notamment à Mariani, afin de faciliter la libre circulation.
Veron Arnault
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