Symposium de l'IGGEP : appel à une nouvelle classe politique pour une gouvernance locale transparente et transformative
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L’institut de gestion et de gouvernance politique (IGGEp) a lancé ce 8 décembre à Pétion-Ville, son dixième symposium sur la Gouvernance dans le département de l’Ouest après avoir institué une telle initiative dans divers départements du pays. Le directeur général de l’institution, Déus Deronneth a en effet appelé à une nouvelle classe politique, jeune, réformatrice et transparente pour prendre les rênes du pays.
Ce projet de réaliser des rencontres avec diverses couches de la société est venu suite à un constat, a fait savoir le responsable de l’IGGEP. « Le pays fait face à des leaders transactionnels, il y a une mauvaise gestion politique des inégalités sociales qui contribuent à resserrer la pauvreté, à créer l’expulsion sociale et la misère qui sont entre autres les bases de l’insécurité. Le manque d’emploi, la violation des droits des citoyens sont les causes de la mauvaise gouvernance. Voilà pourquoi on fait rencontrer des universitaires, des professionnels et des cadres de la société pour continuer à diagnostiquer ce problème à travers les diverses régions du pays pour examiner leurs points de vue à propos d’un tel sujet et ses conséquences sur la société et l’on veut les sensibiliser tous à la bonne gouvernance », a fait savoir l'ancien parlementaire.
Par rapport à la situation chaotique du pays, Déus Deronneth souligne qu’il faut des leaders transformationnels dans le pays, de nouveaux leaders pour une nouvelle classe politique. Ces nouveaux leaders ne font pas référence à une catégorie d’âge, il s’agit donc d’un ensemble de citoyens compétents, engagés pour la cause de la nation.
«Il faut qu’il y ait un changement de paradigme en Haïti, de nouveaux citoyens qui s’impliquent dans la politique, de nouvelles règles qui définissent la notion de gouvernance. En ce sens, à partir de nos différents symposiums, nous lançons un plaidoyer pour trois principaux éléments : la décentralisation, la réforme de l’État, le partage du budget entre l’Etat et les collectivités territoriales donc une affectation territoriale du budget et l’industrialisation du pays. Nous souhaitons que des jeunes étudiants de tout âge et catégorie sociale, des citoyens investisseurs, professionnels, soient enfin décidés de faire la politique. Il faut cesser de croire qu’on doit laisser la politique aux politicailleurs. Il faut prendre en charge notre destin pour trouver une réponse aux problèmes du pays», a-t-il soutenu.
Joseph Moïse, jeune professionnel, participant à cette activité a salué l’initiative. Selon lui, de telles activités sont louables au point qu’ils contribuent à la formation politique des citoyens. Néanmoins, il déclare que la bonne gouvernance est un sujet qui doit être traité partout dans le pays afin de mobiliser les citoyens sur la lutte contre la Corruption, leurs droits ainsi que leurs devoirs. Donc, l’ancien élu de Marigot à la 50e législature lance un appel aux autorités où il les invite à poser de bonnes actions pour sortir le pays de son marasme.
«On dirigé avec des plans, on dirige sur la base d’un objectif. Par rapport aux objectifs fixés, on se donne des moyens pour atteindre ces objectifs. On doit prioriser la question du bien-être des citoyens pour éviter les détournements de fonds, la corruption. Il faut la décentralisation pour une distribution équitable des richesses du pays», conclut-il.
Oberde Charles
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