Lancement du salon des assurés de l’OFATMA
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À l’initiative de la direction générale de l’Office d’assurance accident du travail, maladie et maternité, le secteur patronat, des représentants d’ouvriers et de syndicats ont participé au salon des assurés de l’OFATMA. Ce salon se propose d’adapter le fonctionnement de l’OFATMA à la réalité sociale du pays. Des réflexions des participants, il en résultera un document qui sera proposé aux autorités comme avant projet de loi.
Selon le directeur général de l’OFATMA, Agabus Joseph, les services offerts par cette institution doivent être améliorés. D’où l’organisation de ce salon qui vise l’amélioration de la communication entre l’OFATMA, les responsables d’assurance et les travailleurs pour la vulgarisation des politiques et procédures de manière à réduire les cas d’insatisfaction.
Cependant, les assurés ne verront pas les changements, qui seront proposés après cette activité, se réaliser dans l’immédiat. La synthèse des idées qui ressortira dans ce salon des assurés de l’OFATMA sera proposée sous forme d’avant-projet de loi. Celui-ci sera, par la suite, soumis à l’exécutif ou au Parlement pour les suites nécessaires.
« La situation est difficile, les lois sont obsolètes et les cotisations ne suffisent pas pour le nouveau plateau technique dont nous disposons aujourd’hui, qui est plus cher. On doit faire tout un remue-ménage dans les lois pour les adapter à la réalité sociale du pays aujourd’hui », constate Joseph Agabus. Il parle de la loi 67, portant création de l’OFATMA qui offre une assurance collective. Une personne ne peut pas décider de bénéficier individuellement de cette assurance, n’ayant pas de provision légale lui permettant d’y avoir accès. « Voilà pourquoi, nous avons une équipe d'experts qui pourront produire des réflexions qui seront également incluses dans le document.
Présent à ce salon, le représentant de la ministre des Affaires sociales, Alvares Alexis, a, pour sa part, promis que le ministère assurerait un suivi politique de ce document qui devra apporter des changements positifs pour les bénéficiaires : les assurés. Selon le représentant, dans un pays comme Haïti avec beaucoup de familles dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins, ces initiatives sociales peuvent apporter un certain soulagement.
Cependant, la santé en Haïti, sans être de qualité, est coûteuse. Les assurés souvent insatisfaits sont des services offerts, d’autant plus que les procédures prennent du temps. À cela s’ajoute l’absence de couverture médicale universelle en Haïti.
Geneviève Rose
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