Le MJSP et le CSPJ s'engagent dans la lutte contre la détention préventive prolongée
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Depuis le 30 octobre 2023, les assises criminelles sans assistance de jury et les sièges correctionnels ont débuté dans plusieurs juridictions en République d'Haïti. Pour désengorger les prisons, des audiences se tiendront du 6 novembre 2023 au 31 janvier 2024, ont informé le ministère de la Justice et de la Sécurité publique et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, qui ont salué l'apport des tenants de la justice dans ce programme.
«Le MJSP et le CSPJ ont organisé des audiences publiques spéciales au Centre d'éducation et de réinsertion sociale des mineurs en conflit avec la loi (CERMICOL) à Delmas 33 le 31 octobre 2023, dans le cadre de leurs efforts pour lutter contre la détention préventive prolongée en Haïti. Cette initiative a été annoncée dans un communiqué émis par les unités de communication du MJSP et du CSPJ.», a-t-on lu sur le compte officiel du ministère de la Culture et de la Communication.
Parallèlement, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire remercient la magistrature, le personnel judiciaire et tous les acteurs impliqués, à un titre ou à un autre, dans ce programme, dont les résultats bénéfiques sur le système judiciaire ne se feront pas attendre.
Dans le cadre de la lutte contre la détention préventive prolongée, le directeur des Affaires juridiques du ministère de la Justice et de la Sécurité publique, Jean Nesly Élie, déplore la situation lamentable dans laquelle évoluent les détenus, surtout au niveau de la capitale où les prisons sont gorgées de monde. Les audiences vont permettre à ceux et celles qui méritent d'être en liberté de l'obtenir, et tous ceux qui méritent d'être condamnés vont devoir purger leur peine, rassure-t-il.
En effet, deux personnes ont été auditionnées ce mardi 7 novembre 2023, au Centre de Rééducation des Mineurs en conflit avec la Loi (CERMICOL) à Delmas 33. Après audition, l'une d'entre elles a été condamnée à deux mois d'emprisonnement avec 25 000 gourdes comme dommages et intérêts en faveur de la partie civile, et l'autre est renvoyée à la quinzaine. C’est le doyen du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Bernard St Vil, comme juge de siège, et le commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince et Me. Edler Guillaume, qui ont mené cette affaire.
Vladimir Predvil
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