Rentrée scolaire: entre galère sécuritaire et marasme économique
La rentrée scolaire de cette année se fait sur fond de graves crises socio-économique et sécuritaire. En dépit du fait que l'année scolaire soit officiellement lancée par les autorités, les parents peinent à répondre à l'appel. Contactées par Le National, l'Association professionnelle d’écoles privées et la Confédération nationale des éducateurs et éducatrices D'Haïti (CNEH) ont exprimé leur désarroi face à cette rentrée des classes impactée par la crise sécuritaire, notamment dans la capitale haïtienne et dans le département de l'Artibonite.
Cette année, la rentrée scolaire se fait dans un contexte particulièrement inédit. Hormis les établissements scolaires publics servant d'abris temporaires aux déplacés forés par la violence des gangs, la majorité des écoles privées n'ont pas pu non plus fonctionner. On peut compter sur le bout des doigts le nombre d'écoles ayant rouvert leurs portes.
«Les établissements de Carrefour-Feuilles, de Tabarre, de l'Artibonite, de Nazon n'arrivent pas à rouvrir leurs portes, c’est vraiment une rentrée de classe catastrophique», a martelé la présidente de l'Association professionnelle des écoles privées, Marguerite Clérié.
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