Les associations de notaires continuent de réclamer la libération d’Alex Démosthène, près d’un mois après son enlèvement
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Toujours aux mains de ces ravisseurs, le notaire Alex Démosthène est à son 20ème jour de séquestration. Enlevé le mercredi 21 avril 2021, à Port-au-Prince, rue des Casernes, à la sortie de son étude notariale, il n’est toujours pas rentré chez lui malgré la rançon que sa famille a versée aux ravisseurs. Les associations des notaires entendent se réunir pour prendre de nouvelles dispositions afin de pousser l'État haïtien à prendre ses responsabilités et travailler à la libération de la victime.
Selon le vice-président de l’Association syndicale des notaires de la République d’Haïti, Lesly Alphonse, cette situation est insoutenable. Des efforts ont été faits pour verser des sommes d’argent assez importantes aux bandits, mais la situation reste inchangée, rapporte-t-il. « Je ne sais pas non plus, si la famille lui a parlé récemment, bien qu’elle l’ait fait au cours des vingt jours », dit-il.
Me Alphonse a fait savoir que les associations vont se réunir encore une fois afin de s’entendre sur l’attitude à adopter face à cette situation. « Notre seule attitude, c’est de mettre les autorités concernées face à leur responsabilité. Notre seule arme est notre voix », confie-t-il. Selon lui, dans un État de droit, cette situation n'est pas normale. La séquestration des personnes qui sont rachetées par leur famille c’est de la traite des personnes, déclare le notaire.
Plusieurs personnes ont été libérées alors que d’autres sont encore séquestrées par leurs ravisseurs. « Les personnes qui ont le pouvoir de faire des consensus, n’ont-elles pas encore entamé des négociations pour la libération de Me Démosthène?, questionne Lesly Alphonse qui demande aux autorités étatiques de ne pas oublier le notaire Démosthène.
Entre temps sur les réseaux sociaux et selon plusieurs médias, la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion serait parvenue à un accord avec les gangs du groupe « G9 en famille et alliés » notamment les groupes armés de Grand Ravine et de Village de Dieu. Une information non confirmée ou infirmée par le CNDDR. Membre du CNDDR, Jude Jean Pierre dit ne pas être au courant qu'une trêve a été négociée entre le CNDDR et les gangs. « Aucun membre de la commission de désarmement, de démantèlement et de réinsertion n’a parlé aux journalistes. La question a été débattue sur le groupe WhatsApp de la commission et aucun des membres n’a fait de déclaration à ce sujet avec un journaliste », précise-t-il. À ma connaissance, une telle décision n’a pas été prise, a-t-il insisté.
Par ailleurs, dimanche, La Police nationale d’Haïti a, dans un Tweett, déploré l’assassinat de l’inspecteur divisionnaire Gabo Désiré abattu le samedi 8 mai à La Tremblay 12, Croix-des-Bouquets par des bandits armés alors qu’il tentait de faire échec à une tentative d’enlèvement. Selon la PNH, la DCPJ est instruite de cette affaire et va mener une enquête. La population peut-elle vraiment croire à une fin ou une diminution significative des actes de kidnapping ?
Geneviève Rose Murdith JOSEPH
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