Deux anciens Sénateurs critiquent le projet de referendum constitutionnel
Alors que l'exécutif persiste et signe que la date du ,27 juin prochain est maintenue pour la tenue du référendum, des voix de la société civile se lèvent quotidiennement pour dénoncer le processus, de la désignation du CEP pour le réaliser à la méthode utilisée par le texte, deux anciens sénateurs attribuent à une manœuvre politique le projet de referendum.
L'ancien sénateur Grand-Anse Sorel Jacinthe a critiqué le projet de référendum constitutionnel de l'exécutif qu'il veut accepter. Selon lui, c'est un projet qui profite aux pays étrangers qui veulent contrôler la gestion du pays.
Sorel Jacinthe en a profité pour applaudir les attitudes de plusieurs citoyens de Jean Rabel et Ouanaminthe qui ont montré leur désaccord total avec le projet référendaire. Il interprète la réaction comme un signe que le projet n'est pas construit dans l'intérêt du peuple haïtien.
En revanche, Sorel Jacinthe a prôné un compromis au sein de l'opposition politique pour pouvoir trouver un remplaçant au président Jovenel Moise. L'ancien parlementaire a indiqué que des discussions avec toutes les couches de la société civile étaient le meilleur moyen d'éviter une crise politique après le départ de Jovenel Moise.
Pendant ce temps, Sorel Jacinthe a lutté contre les négociations entre le gouvernement et les acteurs de l'opposition.
De son côté, l'ancien sénateur du nord-est Jean Baptiste Bien-Aimée a défini le projet de référendum constitutionnel comme «une stratégie contre la démocratie». Il a souligné plusieurs articles du texte de la nouvelle constitution qui sont conformes à la loi.
Selon lui, c'est un moyen d'empêcher la justice et la police de poursuivre et d'arrêter tous ceux qui pillent les fonds de l'État après leur mandat.
En outre, Jean Baptiste Bien-Aimée a préconisé un amendement à la constitution. Il admet qu'il doit y avoir des mains passées dans la Constitution de 1987. Cependant, il considère la modification de la constitution comme une manœuvre politique.
Cependant, le Premier ministre intérimaire, Claude Joseph, qui fait office également de chef du Conseil Supérieur de la PNH, a indiqué, lundi soir que tous les bureaux de vote seront sécurisés par la Police nationale.
Il a fait état d'un plan national de sécurité du référendum et des scrutins programmés cette année, qui lui a été soumis le 10 mai lors d'une rencontre en sa résidence officielle à Musseau, Pétion-Ville, par le haut commandement de la PNH.
Des membres du gouvernement, ceux du Conseil électoral et des directeurs départementaux de l'institution policière y ont pris part, fait savoir Monsieur Joseph.
Il a condamné les troubles provoqués par des opposants lors des récentes tournées de motivation des conseillers électoraux autour du référendum notamment à Port-de-Paix et à Hinche.
Pour lui, la voie référendaire est un exercice démocratique, il convient de laisser aux potentiels électeurs le soin de se prononcer pour ou contre l'adoption d'une nouvelle constitution.
Claude Joseph souligne que son mandat arrive à terme dans quelques jours.
Il invite les opposants à se joindre au président de la République dans le cadre du processus de dialogue devant déboucher sur le choix de son remplaçant et la formation d'un gouvernement d'ouverture. Ce qui facilitera, selon lui, l'organisation du référendum et des compétitions électorales prévues cette année.
Moise Saint-Eloi
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