Brutalités policières : «Alyans Pep» monte au créneau
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L'organisation sociopolitique dénommée «Alyans pep» condamne l'implication de certains policiers et de certains groupes armés dans la répression de la marche du 20 juillet 2023 pour marquer les 24 mois du Premier ministre Ariel Henry à la tête de la Primature.
accession à la Primature, plusieurs groupes et organisations avaient organisé une marche le 20 juillet dernier pour exprimer leur ras-le-bol par rapport à cette situation qui a trop longtemps duré.
Lors de cette marche, des brutalités perpétrées par des policiers et d’individus encagoulés ont été enregistrées, selon le coordinateur général de «alyans Pèp»,Didier Benel. Un journaliste de l’agence de presse en ligne Vant Bef Info, Pierre Daniel Lamartinière a même été victime, lors de cette marche de protestation.
«Les actes de violence sporadiques de certains manifestants ou d’autres actes répréhensibles commis par d’autres personnes durant une mobilisation ne sauraient justifier l’usage excessif de la force par les agents de la police.Ces actes ne suffisent pas à priver les manifestants pacifiques de la jouissance du droit à la liberté de réunion», a affirmé Didier Benel lors d'une conférence de presse ce lundi 24 juillet. Il pointe du doigt des civils au service du gouvernement d’Ariel Henry et de concert avec des agents de la PNH de réprimer la population dans l’exercice de son droit.
«Les brutalités policières, les violences de tout ordre et l’impunité sont depuis l’ère des Duvalier auxquelles nous croyons avoir mis terme, malheureusement, nous assistons encore aujourd'hui à la violation systématique du droit de manifester par le gouvernement du Dr Ariel Henry», se sont plaints d’autres activistes.
Ils promettent dans les jours qui viennent de porter plainte pour la disparition de 5 militants lors de cette manif et de plusieurs blessés qui se retrouvent actuellement à l'hôpital en train de recevoir des soins.
Entre-temps , les cas de kidnapping continuent d’augmenter après un weekend cauchemardesque pour certains quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que d'autres régions du pays, notamment le département de l'Artibonite plongé dans un cycle de violences inouïes ourdi par des groupes armés.
Gerard H. Resil
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