Le secteur protestant clôture ses 3 jours de jeûne et de prières en faveur d’Haïti
Les 3 jours de prières et de jeûne du secteur protestant en faveur du pays sont achevés ce lundi 17 mai 2021. Les organisateurs entendent attirer la ferveur du Très Haut sur Haïti en proie à une crise multidimensionnelle. Pour eux, cette initiative devrait permettre aux Haïtiens de retrouver la voie tracée pour vivre dans la paix, la sécurité et la dignité qui sont les piliers du bien-être collectif
S’exprimant au micro de la presse au Carrefour de l’aéroport, baptisé par les activistes « Carrefour de la résistance », le pasteur Gérald Bataille, un des initiateurs de ce mouvement, dit croire qu’une nouvelle Haïti est possible si les Haïtiens se montrent conscients du grand besoin de la prière.
Plus loin, le pasteur Bataille dénonce la recrudescence de l’insécurité sur tout le territoire national, la dévalorisation de la gourde face au dollar américain et l’instabilité politique qui constituent le lot du quotidien des Haïtiens. Ils appellent les membres de l’exécutif et ceux de la société civile à prendre leur responsabilité en vue d’arriver à un dégel à la crise.
Des activistes de l’opposition, particulièrement et des groupes de citoyens haïtiens vivant à l‘étranger projettent de fouler le macadam, le 18 mai, pour dénoncer le projet de référendum.
Selon le professeur Josué Mérilien, la réforme constitutionnelle ne sera en rien profitable au pays, ajoutant qu’ils entendent également protester contre les compétitions électorales prévues cette année par l’administration Moïse. Ce sera aussi une manifestation contre l’insécurité, notamment les kidnappings en série, annonce Josué Mérilien
Présent à cette journée de mobilisation, l’homme de loi Arnel Remy critique vertement le projet de référendum constitutionnel du chef de l’État, Jovenel Moïse. Pour lui, c’est une démarche qui vise à instaurer une dictature dans le pays. Il a aussi dénoncé l’illégitimité du Conseil électoral provisoire et la formation hors la loi du Comité consultatif.
Il va plus loin pour souligner l’article 234 de la Constitution de 1987 amendée qui interdit toute organisation de référendum pour remplacer celle en vigueur.
Moïse Saint-Eloi
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.