PAPDA : une journée de « Solidarite ak jistis pou Ayiti » à l’occasion du 36e anniversaire de la Constitution
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La Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif et ses partenaires entendent à réaliser une activité politico-culturelle baptisée « Solidarite ak jistis pou Ayiti » à l’occasion du 36e anniversaire de la Constitution de 1987 le 29 mars prochain. Lors d’une conférence de presse, ce lundi 27 mars, le responsable de la PAPDA, Camille Chalmers, a fait un étalage sur l’agenda de cette activité qui se déroulera dans l’enceinte de la Faculté des sciences humaines (Fasch) de 13 h à 17 h.
De concert avec la structure PAPDA, des organisations de la société civile se disent prêtes à collaborer pour la réussite de cette journée symbolique. En effet Konbit, Mouvman Alba-Ayiti, organisation féministe Dantò, Debloke Ayiti et autres travaillent d’arrache-pied sur la réalisation de cet appel à la mobilisation d’où des partenaires de l’extérieur qui apporteront leurs touches.
Pour sa prise de parole, le coordonnateur de la plateforme, le professeur Camille Chalmers, s’est penché sur les conditions de vie des citoyens qui se trouvent de plus en plus dans le pétrin surtout avec la puissance des partisans de choc.
Plus loin, il a fait savoir que des mouvements seront organisés par-devant les locaux de quelques ambassades, par exemple celle des États-Unis, du Canada et devant le Bureau des Nations unies en Haïti en vue d’envoyer des messages aux responsables sur ce qui concerne le désastre du pays.
« Après 3 décennies, nous nous trouvons dans cette impasse où nul ne sait quoi faire pour résoudre cette crise qui affaiblit plusieurs activités », a déclaré le directeur exécutif du réseau d’organisations de la société civile PAPDA
Selon le coordonnateur de la structure, la collaboration des instances étrangères va leur permettre de mieux s’organiser pour réaliser l’activité prévue à l’occasion de la 36e année de la Constitution haïtienne.
« Aujourd’hui, tout a été dit maintenant, passons à l’action pour réparer les erreurs de nos politiciens d’avant et même ceux d’aujourd’hui », a mentionné l’économiste qui invite la population à prendre part a ce moment précieux.
Dans les locaux de FASH, le responsable a affirmé qu’il va y avoir des expositions de photos, une conférence de débat sous le thème « dominasyon etranje, konstitisyon ak kriz an ayiti », des déclarations de quelques personnalités d’ici et ailleurs et une partie culturelle, et des artistes engagés comme D-Fi, Pakamò, Ricardo Boucher, et autres, vont présenter leurs œuvres musicales.
Entre-temps, les étudiants de l’École normale supérieure ne cessent de verser des larmes pour leur camarade tué accidentellement le 21 mars dernier. En vue de rendre un dernier hommage à Tchadensky Jean Baptiste, cette semaine est consacrée au défunt.
Sur le mur de l’institution est placé le portrait de la victime, ce 27 mars. Des barricades sont toujours dressées, ce qui paralyse la circulation.
D’après Péralto Sanon, étudiant en 3e année des sciences sociales, des activités seront réalisées dans l’espace de l’école ainsi que dans d’autres établissements par exemple à l’Institut d’études et de recherches africaines en Haïti.
« Tchad est mort, par contre nous vivons à travers ses œuvres qui nous inspirent quotidiennement », a relaté l’étudiant qui fait appel aux artistes pour qu’ils viennent participer avec eux.
Veron Arnault
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