HAÏTI/RECRUDESCENCE DE L’INSÉCURITÉ
La fréquence des kidnappings contre rançon, un mal récurrent en Haïti
La montée de la violence dans le pays continue de semer la peur au sein de la population haïtienne laissée pour compte. Au grand dam de la République, sous les yeux des autorisés, les bandits armés se montrent de plus en plus puissants. Ils contrôlent beaucoup plus de territoires dans le pays. En outre, l’hégémonie des groupes armés a dû contraindre plusieurs familles et habitants à fuir leurs demeures, à Route de Frère, Diègue, Laboule, Mayotte, Marlique, entre autres, aussi les cas de meurtres augmentent à un rythme exponentiel dans le pays.
En effet, les bandits armés ne donnent aucun répit à la population haïtienne. Les bandits armés ont enlevé Jean Dickens Toussaint et son épouse Abigail, deux Haïtiano-Américains, à Port-au-Prince, depuis plusieurs jours. « En dépit du versement d’une rançon, le couple est toujours retenu en otage par les ravisseurs », a-t-on appris.
Ainsi, à cause de la mainmise des groupes armés au sein de la société haïtienne, notamment au centre-ville de Port-au-Prince et ses périphéries, certaines banques ont dû fermer les portes de leurs succursales qui se trouvent dans l’air du Champ-de-Mars. Parallèlement, plusieurs écoles, universités et entreprises de la région ont préféré garder leurs rideaux baissés pour ne pas exposer les écoliers aux dangers, les responsables de ces établissements n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme afin de demander aux autorités concernées de prendre leurs responsabilités face à l’insécurité qui gangrène le pays.
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