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À quand la fin de cette guerre ?

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Le conflit armé opposant les gangs du Bel-Air et ceux de Bas-Delmas a déjà provoqué la mort d’environ 60 personnes et fait 50 disparus, selon le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) Pierre Espérance. En effet les résidents de ces quartiers continuent a lancé des S.O.S pour que soutien leur soit apporté par les autorités, qui, jusqu’à présent, ne font que constater les dégâts.

Du 27 février dernier à nos jours, de nombreuses personnes ont abandonné leurs demeures pour pouvoir échapper aux malfrats qui ont détruit presque tout sur leur passage. En fait, Bel-Air et Bas-Delmas deviennent presque impraticables depuis le déclenchement de la guerre entre les hommes de G9 et Gpep.  Ce conflit a provoqué la paralysie totale des activités dans les zones touchées. Les établissements scolaires, les marchés, les magasins, des entrepôts et bien d’autres institutions ont tous gardé leurs portes fermées pour éviter le désastre.  

Entre-temps, le RNDDH a présenté le bilan des morts et disparus depuis le début de la lutte des gangs armés. Les cas à Solino  et tant d’autres zones affectées par ce conflit n’ont toujours pas été documentés.  Pour Pierre Espérance, les deux foyers de  gangs (G9 et GPEP) sont supportés par les autorités en place qui ne font seulement que suivre au lieu d’agir vite pour rétablir la paix.

Par conséquent, des dizaines de familles de Bel-Air, Christ-Roi, Avenue Pouplard, Delmas 24, rue Tirmas, Sanfil, Nazon Carrefour Péan, Solino et autres quartiers pour survivre aux attaques des malfaiteurs ont fui leurs maisons le 2 mars 2023.

 

La situation est à son paroxysme et de nombreuses victimes sont touchées par des balles perdues non loin des zones de combat. Cependant, aucune mesure de sécurité n’a été prise par les forces de l’ordre pour contrecarrer les gangsters qui ne cessent de mener leurs opérations criminelles.  

Sur les réseaux sociaux, des vidéos confirment la fuite des résidents. Beaucoup ont été remarqués dans les rues avec des enfants et quelques effets personnels pour aller se réfugier ailleurs. Quelques-uns ont été remarqués sur la place du Canapé-Vert.

Le directeur exécutif de l’Organisation citoyenne pour une nouvelle Haïti (OCNH), Me Camille Occius, en profite pour critiquer les responsables au sein de l’État qui ne font rien pour mettre un terme à ce drame.

« Malgré les cris de la population, rien n’est dit. Ils ont été oubliés par les dirigeants », a déclaré le responsable de la structure.

Plus loin, il a affirmé que l’intervention d’une force étrangère en Haïti garantira un allez-mieux dans ces zones de conflits qui nécessitent une opération musclée des gardiens de la paix.

 

«  La PNH a besoin de supports logistiques et techniques pour mieux se préparer pour démanteler les réseaux de gangs qui affaiblissent presque toutes les activités du territoire », poursuit-il en demandant au peuple haïtien d'espérer l’aide des étrangers.

 

Comme le directeur exécutif de l’OCNH, des riverains disent attendre la décision finale du gouvernement face à cette augmentation grave de l’insécurité dans le pays.

 

Veron Arnault

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