HAÏTI/INSÉCURITÉ
Le cauchemar se poursuit
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Dans la matinée du 2 mars, des détonations ont été entendues dans la zone métropolitaine, ce qui a provoqué une situation de panique. Cependant, pour contrecarrer les actes des bandits, les agents de police continuent à mener des opérations dans quelques zones du pays. Malgré la diligence des policiers, le 1er mars des malfrats ont incendié le sous-commissariat de police de Fort-Jacques Alexandre.
Alors que l’institution policière poursuit avec l’opération « Tornade 1 », les bandits continuent à resserrer l’étau autour de la population. En effet, dans la soirée du 1er mars, des membres de gang ont mis le feu dans le bâtiment du sous-commissariat de police de Fort-Jacques. Des matériels de fonctionnement ainsi que des véhicules ont été aussi incendiés par les malfrats.
Parallèlement, les cas de kidnapping ne cessent de grossir dans le pays. Dans la matinée du 2 mars, un homme et sa fille ont été enlevés devant la barrière principale de l’institution du Sacré-Cœur sise à l’avenue Christophe. Des parents choqués par cet acte odieux expriment leur mécontentement après avoir assisté à ce drame qui a paralysé les activités de cet établissement scolaire.
Par ailleurs, la Direction générale de la PNH a confirmé l'arrestation de quelques membres du groupe armé dénommé « Kraze Baryè » sous le commandement du caïd Vitelom Innocent. Selon les infos disponibles sur la page de l’institution policière, 9 poulains de Vitelom ont été arrêtés pour le mois de février. Lipson Cenel alias « Pale gra », James Fortuné, Pierrot Mondéllus, David Joseph alias « Ti Blan » l’un des lieutenants du chef de gang de Torcel entre autres. Pour l’instant, ils sont sous le contrôle des agents de force de l’ordre.
De plus, les affrontements dans le quartier de Bel-Air se sont enchaînés depuis le 28 février dernier. Pour ce jeudi, la situation reste toujours tendue. Vers 11 heures du matin, des tirs nourris répétés ont fait trembler certains riverains au Centre-ville.
De nombreux riverains ont critiqué l’absence totale des autorités qui n’interviennent pas pour secourir la population en danger à cause de cette zone conflictuelle.
Selon Jean Nady Jean, rencontré à la rue Capois, la progression de l’insécurité impacte le commerce, l’éducation, la santé et les autres secteurs dans le pays.
« Comment se rendre à un endroit, si on est incapable de circuler à cause des affrontements entre des hommes armés? Les marchés du Centre-ville ne sont plus comme avant, la vente à la Croix des Bossales reste incertaine, car les actes criminels empêchent son fonctionnement en toute quiétude », poursuit-il.
Plus loin, il critique les instances concernées qui ne font que constater les dégâts. Il demande aux responsables de prendre des dispositions pour faire régner l’ordre à nouveau en vue de faciliter la bonne marche du pays. Suivant les déclarations de Jean Nady Jean, dialoguer est l’une des meilleures façons pour cesser la criminalité en Haïti tout en demandant aux individus armés de faire marche arrière.
Veron Arnault
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