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La région métropolitaine de Port-au-Prince sous tension

La région métropolitaine de Port-au-Prince sous tension

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Une vive panique règne au Centre-ville de Port-au-Prince, depuis le 28 février. Des détonations d’armes automatiques ont été entendues dans plusieurs endroits, particulièrement au Champ-de-Mars, Sans-Fil, Carrefour Péan, Bel-Air. Une situation qui perturbe toutes les activités, notamment scolaires dans ces quartiers. 

 

En effet, des individus armés membres du gang baptisé « Krache dife » et ceux de Bel-Air maintiennent un climat de terreur au centre-ville de la capitale. Les activités commerciales et éducatives sont paralysées. Plusieurs victimes seraient à déplorer, selon les informations disponibles. 

 

Pareillement, les bandits armés continuent avec le kidnapping. Ils ont élevé, le 28 février, le directeur général du ministère de la Jeunesse, des Sports et à l’Action civique (MJSAC), Mario Florvil, sur la route de Frères, non loin de sa résidence, alors que plusieurs personnes, dont le chef de protocole du Palais national, Yves Mazil, sont toujours séquestrées par les ravisseurs.

 

Dans l’intervalle, pour protester contre l’enlèvement d’un employé dont l’identité n’est pas encore révélée, les bureaux des archives nationales sont fermés ce mercredi 1er mars. Des pneus enflammés ont été remarqués non loin du bâtiment abritant le bureau de Delmas 75, toujours dans l’option d’exiger la libération sans condition du fonctionnaire de l’État. 

 

Toujours à la mi-journée du 1er mars, plusieurs dizaines d’étudiants, issus de différentes facultés de l’Université d’État d’Haïti (UEH), ont gagné les rues pour dénoncer le kidnapping de leur camarade, Whenchel Chéry Ribel Jeany, survenu le dimanche 26 février 2023, dans la commune de Delmas, alors qu’il regagnait son domicile. 

 

Whenchel Chéry Ribel Jeany, étudie à la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) et à l’Institut national d’administration, de gestion et des hautes études internationales (INAGHEI). Les étudiants protestataires réclament sa libération sans condition. Brandissant des pancartes, ils ont parcouru plusieurs rues de la capitale.

 

Entre-temps, après plus d’une quinzaine de jours,  les bandits armés ont libéré contre rançon les quatre fidèles de la 1re Église baptiste de Port-au-Prince. Ils ont été kidnappés en date du dimanche 12 février 2023, devant le parking de l’église, alors qu’ils s’apprêtaient à regagner leurs demeures respectives. La rançon exigée par les ravisseurs a été versée en plusieurs tranches, selon les informations. 

 

 

Esdra Jeudy

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