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Traite des personnes : la fondation « Depase fwontyè » et le CALSDH font la promotion de la Loi du 30 avril 2014

Traite des personnes : la fondation « Depase fwontyè » et le CALSDH font la promotion de la Loi du 30 avril 2014

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Une simulation de procès a eu lieu le mercredi 2 juin 2021 à l’occasion du 7e anniversaire de la publication de la loi du 30 avril 2014 interdisant la traite des personnes. Initiée par la fondation « Depase fwontyè » et le Collectif d’avocats spécialisés en litige stratégique des droits humains, cette activité est également un plaidoyer contre la domesticité en Haïti, couramment appelé « restavèk ».

Au cours de ce faux procès, les deux structures organisatrices ont surtout mis la lumière sur des faits sociaux qui se répètent aujourd’hui encore malgré la loi du 30 avril 2014. En effet, en mettant en scène, l’histoire d’une mineure mise en domesticité et subissant de la maltraitance parce que ses parents biologiques sont dans l’incapacité de subvenir à ses besoins, ces organisations ont montré la réalité de nombreux enfants en Haïti. L’Unicef, après une enquête en 2014 en collaboration avec la FAFO, parle de 200 mille enfants mis en domesticité sur tout le territoire fait savoir le responsable plaidoyer de la fondation « Depase fwontyè », Rosemond Manace.

Également, ce procès a permis à la fondation précitée et le CALSDH de sensibiliser la population et les trente personnes présentes à ces assises sur la nécessité de dénoncer tout acte de maltraitance envers ces enfants appelés « restavèk ». Un concept utilisé pour également les rappeler qu’ils ne sont effectivement pas chez eux. La non-assistance de voisinage envers ses enfants et la maltraitance sont des faits qui ont été dénoncés lors du procès fictif. Ces enfants surmenés doivent également négliger leur scolarisation afin de répondre aux exigences de leurs « parents de substitution » qu’ils appellent fort souvent : parrain, marraine, tante et oncle.

Ces deux structures disent espérer qu’après ce procès simulé sur la problématique des enfants en servitude, que les acteurs du système judiciaire, s’appuyant sur la loi contre la traite des personnes, vont agir contre ceux qui exploitent les enfants dans la pratique du « restavèk ». De même, ils espèrent conscientiser la population sur l’importance de la Loi du 30 avril 2014 portant sur la traite des personnes notamment l’exploitation des enfants. La diminution de ces familles d’accueil, qui exploitent les enfants, fait également partie de leurs attentes.

D’après le responsable plaidoyer, Rosemond Manace, la fondation « Depase fwontyè » accompagne plus de 160 enfants en domesticité et cherchent à réinsérer bon nombre d'entre eux dans leur famille d’origine.

Murdith Joseph

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