CRISE HAÏTIENNE
Entre sanctions et promesses
Le secrétaire d’État américain, Antony J. Blinken, a souligné que 44 citoyens haïtiens ont été soumis à des restrictions de visas, depuis les mesures prises par les autorités américaines le 13 octobre 2022. Ce jeudi, le département d’État a désigné 5 autres personnes et 7 membres de leurs familles sont également touchés par ces mesures. Néanmoins, l’ancien président Jocelerme Privert et l’avocat Salim Succar sont les deux nouveaux sanctionnés du Canada pour leurs implications avec les gangs et l’insécurité en Haïti.
« Le département d’État a désigné cinq autres personnes additionnelles et sept membres de leur famille comme étant soumis à des restrictions de visa en vertu de la section 212 (a) (3) (C) de la loi sur l’immigration et la nationalité. Cette politique entraîne des conséquences pour les officiels Haïtiens et d’autres personnes impliquées dans le fonctionnement des gangs de rue et organisations criminelles qui menacent les moyens de subsistance du peuple haïtien et bloquent l’aide humanitaire vitale », a annoncé le diplomate Anthony Blinken dans un communiqué. En ce sens, les autorités américaines soutiennent que ces séries de sanctions envoient un message clair en ce qui concerne leur engagement continu à éradiquer la corruption et à influencer le comportement des mauvais acteurs dont l’influence est à la base de l’anarchie en Haïti. « Cela portera à 44 le nombre d’individus identifiés comme étant soumis à des restrictions de visa dans le cadre de cette politique depuis que celle-ci eut été annoncée pour la première fois le 13 octobre 2022 », a-t-on pu voir dans la note.
D’un autre côté, les autorités canadiennes ont déjà sanctionné 17 personnalités de la classe politique et de l’élite économique haïtiennes. Après l’ancien président Michel Joseph Martely, Jocelerme Privert, l’ancien président provisoire du pays en 2016-2017 et ancien sénateur de la République, est le deuxième chef d’État, à avoir subi le poids de ces sanctions qui imposent des restrictions sur les opérations financières sur le sol canadien, ainsi que le gel des avoirs, l’interdiction de voyager, etc. Salime Succar, avocat de profession, ancien membre du cabinet de l’ancien Premier ministre Laurent Lamothe, est aussi frappé par les sanctions canadiennes.
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