Lutte contre l’insécurité alimentaire: la Banque mondiale annonce un support additionnel de 50 millions de dollars à Haïti
Ces fonds seront alloués au projet d'agriculture résiliente pour la sécurité alimentaire (PARSA) en Haïti. Ils devront faciliter l'accès à des aliments nutritifs avec un accent particulier sur l'alimentation scolaire et le renforcement des capacités des acteurs nationaux concernés, a indiqué la Banque mondiale.
Une augmentation de la production agricole et la nutrition intelligente face au climat sont également visées selon l’institution, soulignant que le pays a l'un des niveaux d'insécurité alimentaire chronique les plus élevés au monde.
Le chef des opérations de la Banque mondiale en Haïti, Laurent Msellati, estime qu’avec ce montant, le ministère de l’Agriculture pourra notamment améliorer les systèmes de production alimentaire résilients.
Selon des statistiques du Programme alimentaire mondial (PAM), 22 % des enfants haïtiens souffrent de malnutrition chronique. Alors que l'agriculture est essentielle pour lutter contre l'insécurité alimentaire en Haïti, étant donné qu’elle contribue à 20% du PIB du pays et emploie plus de 40 pour cent de la main-d'œuvre, le secteur continue d'être en proie à des problèmes tels que la sécheresse, la faible pluviométrie et la dégradation des bassins versants, a fait remarquer la Banque mondiale.
Elle a précisé que le financement additionnel du Projet d'agriculture résiliente pour la sécurité alimentaire (PARSA) ajoutera environ 120 000 bénéficiaires au projet initial, dont 100 000 enfants par an qui auront accès à un plat chaud préparé avec des produits alimentaires locaux. 4 000 ha de terres agricoles bénéficieront également de paquets technologiques et d'un accès à l'eau, augmentant ainsi la productivité.
Ce programme devra aussi générer des activités communautaires participatives à forte intensité de main-d'œuvre au profit de 4,5 millions de personnes en vue de renforcer les infrastructures productives rurales. Une initiative qui impactera directement sur les ménages ruraux, et la résilience aux événements météorologiques ainsi qu’aux tendances du changement climatique, toujours suivant des prévisions de la Banque mondiale déclarant que cinquante pour cent des travailleurs seront des femmes.
Elle rappelle finalement que le projet d'agriculture résiliente pour la sécurité alimentaire (PARSA) initial a été approuvé par le Conseil le 17 mars 2022, pour un montant de 102 millions de dollars et ciblait 450 000 personnes, dont 35 pour cent de femmes. Les départements du Sud, de la Grand-anse, des Nippes et du Centre ont été touchés par ce projet qui s’étendra désormais au département du Nord-ouest, s’est félicitée la Banque mondiale.
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