Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Actualité

Affectées par la conjoncture, des commerçantes de l’informel réclament le soutien de l’État

Affectées par la conjoncture, des commerçantes de l’informel réclament le soutien de l’État

Écouter l'article

Des commerçantes se plaignent de la situation du pays. Rencontrées au Canapé-Vert, elles affirment que l’insécurité est l’un des problèmes qui provoquent l’augmentation des prix des produits de première nécessité. En effet, ce 8 février 2023, des marchandes ont relaté que les bandits ont causé le ralentissement des activités dans certains marchés publics, notamment celui de Fermathe.

« Plusieurs axes routiers sont bloqués, ce qui nous empêche d’aller acheter dans les zones de province », indique-t-elle, tout en soulignant les conséquences de la situation sur le prix des produits. « Malgré cela, nous essayons de continuer la vente.  Kenscoff est l’une des zones où nous allons chercher nos légumes à des prix raisonnables. Pour le moment, il est contrôlé par des bandits », se désolent-elles. 

 

Plus loin, elles ont fait savoir que la dévaluation de la gourde, par rapport au dollar, explique aussi la cherté de la vie.

 

« Nous sommes en 2023, et les autorités n’ont toujours pas trouvé de solution face aux problèmes auxquels nous sommes confrontés chaque jour. Souvent, les bandits nous rançonnent. Les policiers de Kenscoff sont incapables de sécuriser le marché », a poursuivi la commerçante assise non loin de la place de Canapé-Vert.

 

Pour les détaillants au marché de la 5e avenue Bolosse, les actions des bandits impactent considérablement les activités commerciales. Les conditions ne sont pas réunies pour que les marchands puissent fonctionner librement par rapport l’insalubrité et des eaux stagnantes de la nationale #2.

 

 

« Les ''madan sara" sont presque dans l’impossibilité de traverser Martissant pour nous fournir de quoi vendre. Ils sont obligés de rester dans des marchés de Carrefour. À cause des malfrats qui nous ancien à chaque voyage, les produits subissent une augmentation de prix.

 

Pour franchir Martissant, le transporteur est obligé de payer environ 1 000 à 1 500 gourdes. Cette situation provoque une baisse de la vente, les clients ont peur de venir acheter », a fait savoir Micheline. 

 

Les marchandes se tournent maintenant vers les autorités pour qu’elles apportent une solution à la crise.

 

Veron Arnault

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Actualité

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre