La PNH au bord de l’implosion
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Des individus armés se réclamant de la Police nationale d’Haïti ont investi les rues depuis le jeudi 26 janvier, pour, d’une part, dénoncer la passivité des autorités étatiques face aux agissements des gangs armés et, d’autre part, exiger de matériels adéquats pour endiguer le banditisme qui ronge le pays et qui ne cesse de faire des victimes parmi la population également au sein de l’institution policière. Le dernier cas en date, qui a provoqué leurs colères, est celui survenu à Liancourt où 7 policiers ont été exécutés par des bandits armés.
La détérioration de la situation sécuritaire, et également les échecs répétés des opérations de la police, maintient au-devant de la scène la question du manque de matériel criant auquel la PNH est confrontée. Conscientes visiblement de la situation, les autorités ont commandé au Canada des véhicules blindés, pour un montant estimé à près de 12 millions de dollars, afin d’accéder à certaines zones contrôlées par les groupes armés.
Des véhicules que le pays reçoit au compte-gouttes. Le mercredi 11 janvier 2023, les Forces armées canadiennes ont acheminé, par voie aérienne, un deuxième lot de véhicules blindés achetés par le pays. Cependant, quoique essentiels, ces matériels n’ont pas permis à l’institution policière d’obtenir les résultats escomptés dans son combat contre le banditisme, selon les policiers protestataires qui exigent des hélicoptères d’attaque.
En effet, alors que le pays est plongé dans la pire crise sécuritaire de son histoire, la PNH et même pas les Forces armées (FADH), reconstituées sous l’administration de l’ancien président Jovenel Moïse, ne possède aucun hélicoptère de ce genre, et encore ce type d’engins ne figure pas parmi les équipements et matériels commandés par l’État haïtien.
Les policiers vulnérables, surtout face aux bandes armées qui gagnent de plus en puissance que ce soit en nombre et en armement, sont souvent tués. Rien que pour ce mois de janvier, près de 15 d’entre eux sont tombés sous les balles de ces malfrats. Situation qui expose le pays à toute forme de dérapage, avec ces milliers d’hommes et de femmes démoralisés faisant partie de la PNH, sous-équipés, et pris pour cible par les groupes criminels.
Le pays est comme une poudrière. Depuis plusieurs mois, le Gouvernement haïtien a sollicité auprès de la communauté internationale une assistance militaire pour aider la force de police haïtienne à faire face à la situation, mais l’internationale tergiverse sur la question, les pays approchés sur le sujet se montrent réticents.
Seule exception, le Salvador a exprimé le souhaite de donner un coup de main à Haïti. En effet, le vice-président du Salvador, Félix Ullao, a indiqué, le jeudi 26 janvier 2023, que le président Nabib Bukele veut aider Haïti à lutter contre les gangs armés en installant un bureau dans le pays.
Accédé au pouvoir dans un contexte sécuritaire précaire, le président salvadorien Nayib Bukele, avec le soutien de son parlement, a mis en place un plan de sécurité qui lui a permis de procéder à l’arrestation de milliers d’individus membres présumés des groupes armés. Ce petit pays centraméricain compte plus de 25 000 membres de ces groupes criminels dans ses prisons.
Esdra Jeudy
1 commentaire
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Henri D. Baptiste
Il faut ajouter, quand certains pays s'empressaient d'évoquer les "droits de l'homme" face à l'arrestation massive des gangs, le patriote Nayib Bukele faisait la sourde oreille. Et dans un second temps, il avait déclaré à ces pays, si vous aimez les gangs, vous pouvez venir les chercher..." Contrairement dans notre pays, au Salvador, les dirigeants ne s'associent pas aux gangs. Le président Bukele n'a pas yon bwat Zanno kay òfèv comme les Aristide, Preval, Privert, Jovenel, Martelly..., Lambert, Latortue et Fourcand. Les antiduvalieristes de pacotille ont échoué dans leur tipaskout (dictature déguisée). Le tipaskout entraine des élections truquées, la mauvaise gouvernance, les gangs, l'absence des élections périodiques... et le chaos. Et finalement dans leurs échecs répétés, les antiduvalieristes de pacotille ont mis l'ignorant Martelly et sa boite de pandore le PHTK en selle. Le PHTK a reproduit Lavalas. Le néo-patrimonialisme... Il n'y a pas de vrais patriotes sur le terrain pour mettre fin à la chute libre...