Une journée de débrayage au Centre d'impôts de Pétion-Ville
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Les agents du Centre d'impôts de Pétion-Ville dans lequel sont logés les bureaux de l'ONI et de l'Immigration, ont lancé une journée de grève, ce jeudi 19 janvier, suite à une échauffourée entre un agent des forces de l’ordre et l’un des employés de ces institutions. Les grévistes réclament le soutien des autorités de la Police nationale d’Haïti et celui du Gouvernement pour mettre un frein aux brutalités policières qu’ils subissent depuis quelques jours.
Depuis le lancement du programme « Humaritian Parole », des foules immenses sont massées à l’entrée des différents bureaux de l’État qui ont l’habitude de délivrer des documents recommandés par les États-Unis pour intégrer le processus de voyage. Sous la pression de la foule, certaines personnes sont tombées en état de syncope, des accrochages se sont produits entre les gens qui font la queue. Aujourd’hui, une échauffourée s’est déclenchée entre un employé de l’Immigration et un policier, ce qui a provoqué la colère de ses collaborateurs et ont cessé de travailler pour la journée.
« Je me tenais à l’entrée et j’ai contrarié un agent de la PNH avec plus d’une dizaine de personnes en sa compagnie. Je lui ai dit qu’il ne pouvait pas rentrer avec toutes ces personnes, car d’autres dans la file d’attente ont passé la nuit entière devant les locaux du bâtiment, d’autres sont venus de très tôt et qu’ils doivent aussi avoir leur chance d’y entrer. Il a commencé à me frapper. Un de mes confrères, qui voulait intervenir, a lui aussi été tabassé », a raconté la victime.
En signe de protestation, les employés du bureau de la DGI et de l’Immigration ont lancé une journée de grève. Les grévistes ont bloqué le passage. Ils sollicitent l’intervention des responsables de la PNH pour stopper les comportements arbitraires des policiers. « Ils ne sont pas à leur coup d’essai. Il y a de cela quatre jours depuis qu’un d’entre eux s’en est pris à un autre employé », a martelé la victime.
De leur côté, les citoyens sont restés devant les barrières. Ils attendaient que les grévistes reviennent sur leur décision et décident de les servir. Ils ont confié qu’ils ont dû payer quelqu’un pour les aider. Plus loin, ils ont indiqué que le prix pour avoir un passeport varie, selon les désirs de la personne qui se charge de leur venir en aide. « Certains réclament 20 000 gourdes, d’autres 25 000 gourdes jusqu’à 30 000 gourdes », témoigne un citoyen.
Sheelove Semexant
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