Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Actualité

L’affluence à l’ONI, la DGI et l’Immigration ne faiblit pas

L’affluence à l’ONI, la DGI et l’Immigration ne faiblit pas

Écouter l'article

Plus d’une semaine après l’annonce du programme « Humaritian Parole », les Haïtiens continuent à s’affoler devant les services de l’Office national d’identification, de la Direction générale des impôts et du Bureau de l’immigration et de l’émigration. Ces personnes qui veulent quitter le pays font encore la queue devant ces institutions pour obtenir un passeport, une pièce d’identification, leur matricule fiscal, entre autres.

C’est encore la ruée devant la Direction générale des impôts de l’avenue Christophe, pour ce mardi 17 janvier. C’est la situation de Joël Fils-Aimé, un trentenaire demeurant à Delmas, racontant son calvaire depuis deux jours sur la cour de l’institution.

 

Fils-Aimé est diplômé en architecture depuis 5 ans. Il n’arrive toujours pas à trouver un emploi. Il veut à tout prix profiter de ce programme pour fuir le pays. C’est son deuxième voyage à la DGI. Cependant, il ne parvient toujours pas à obtenir ce qu’il veut. « Hier, j’étais là, je n’ai pas pu obtenir ce timbre, car la foule était trop immense. Aujourd’hui, j’ai dû payer quelqu’un pour me le procurer, il est parti, il n’est pas encore revenu. J’aurais dû le faire moi-même », a-t-il déclaré d’un air inquiet.

 

Tout près, un cinquantenaire explique qu’il est là pour accompagner sa nièce qui compte bénéficier de l’initiative. Pour lui, « Humaritian Parole » ne vise qu’à priver le pays des fils qui auront pu, un jour, le sortir du bourbier, mais se montre conscients que pour certains, il n’y a pas d’autres issus que de laisser le pays. « Ma nièce est diplômée dans deux options différentes, elle ne travaille toujours pas, je ne peux pas la retenir, elle doit chercher à améliorer sa vie », dit-il.

 

Dans l’aire du Champ-de-Mars, à l’entrée de l’édifice de l’ONI, une autre foule est massée. Chacun tente de pénétrer à l’intérieur pour retirer sa carte d’identité.

Bonhomme Normil, un des superviseurs de l’ONI qu’il s’est enfui du bâtiment pour échapper à la pression du groupe, car on ne cesse de solliciter son soutien particulier. Plus loin, il précise que la demande a augmenté depuis l’annonce du programme en faveur des Haïtiens, des Vénézuéliens, des Cubains et des Nicaraguayens. « Nous avons augmenté nos heures de travail afin de les desservir les requérants, mais nous n’arriverons jamais à les satisfaire tous. Regardez les files d’attente ! Hier, j’ai dû laisser mon bureau aux environs de 19 heures pour tout mettre en place pour ce mardi », a-t-il affirmé.

Déjà, deux semaines après cette annonce, chaque jour les files d’attente se forment. Pour certains, c’est une porte de sortie dans la misère et la précarité qu’ils se trouvent.

 

Sheelove Semexant

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Actualité

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre