Crise haïtienne : le mouvement Jenerasyon Kolibri (JEK) prend position
Écouter l'article
Le mouvement Jenerasyon Kolibri (JEK) fixe sa position sur la conjoncture socio-économique et politique depuis 2018. Les cas de viol, vol et kidnapping ainsi que d’autres difficultés contribuent à la dégradation du pays, selon Me Jackson Louis, secrétaire général de cedit mouvement.
À cause de l’incapacité des autorités, depuis 2018, la population haïtienne fait face à de nombreux problèmes socio-économiques et politiques. Les résidents du département de l’Artibonite et ceux de l’Ouest sont sous la coupe réglée des gangsters qui bloquent plusieurs accès routiers et paralysent certaines activités, a déclaré le secrétaire général de JEK, Me Jackson Louis ce 20 décembre lors d’une conférence de presse.
Plus loin, Me Jackson Louis affirme que JEK se met aux côtés des citoyens en vue d’apporter des solutions face aux nombreuses difficultés rencontrées durant cette année. Il a fait savoir que malgré la situation chaotique du pays, les autorités dominicaines ont expulsé environ 100 000 compatriotes haïtiens sans avoir consulté le Gouvernement d’Ariel Henry.
En dépit de tout, les Haïtiens se sont résignés malgré la multiplication des cas de séquestration, de vol, de viol ainsi que la cherté de la vie qui affaiblit les activités dans le pays, a poursuivi Me Jackson Louis.
De son côté, Me Louis Bernard Dor, responsable des affaires politiques de JEK, s’est penché sur l’éducation des enfants qui, selon lui, est mal faite. Il s’en est pris au titulaire du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Nesmy Manigat, qui, d’après lui, ne fait que divertir la population en faisant croire que 70 % des élèves ont repris le chemin de l’école.
« Pour qu’il ait des données exactes sur la reprise des cours, il va falloir que les responsables du MENFP, à travers leurs inspecteurs, visitent les établissements scolaires. Sans oublier que plusieurs écoles sont toujours fermées, surtout dans des zones où règne la terreur depuis que des bandits s’affrontent entre eux. C’est le cas de Martissant et d’autres zones dans le pays ».
« Cependant, le nouveau calendrier des activités scolaires pour 2023 peut être une bonne solution si les autorités prennent des mesures pour apporter leur soutien aux déplacés des zones conflictuelles, construisent d’autres espaces pour que les enfants des zones de troubles puissent apprendre sans crainte durant ces 142 journées de classes », a continué Louis Bernard Dor.
Entre-temps, pour Me Ervé Saint Phard, conseiller de JEK, la crise de carburant affecte les institutions qui ne peuvent fonctionner comme à l’ordinaire. D’autant, faut-il souligner, que le Gouvernement d’Ariel Henry avait signalé qu’il n’aurait pas de pénurie de carburant après l’augmentation des prix.
« Dans moins de deux mois, une nouvelle rareté est constatée dans le pays surtout dans la zone métropolitaine. Les files d’attente sont remarquées dans plusieurs stations de service. La crise de carburant est loin d’être résolue. »
Plus loin, Ervé Saint Phard affirme que le JEK n’appuie pas le projet d’intervention des militaires étrangers en Haïti. Par contre, un support technique et logistique à la PNH serait nécessaire pour mater des groupes de gangs dans le pays. Devisant à propos des élections en Haïti, il demande aux Haïtiens de tout faire pour doter le pays d’un nouveau président de la République et favoriser la reprise des activités des deux chambres du Parlement et d’autres entités au sein de l’État.
Veron Arnault
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.